PCPILOTE


SITE ARCHIVES DU PROJET PILOTE ET EXPERIMENTAL — JANV 2014 / SEPT 2016 — PHASE 1 DU PCP —

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Les projets et les réalisations

2015 - collaboration potentielle au projet ÎLES de Fabrice Gallis



ÎLES est un projet artistique qui s'inscrit dans le Laboratoire des Hypothèses, forme de recherche en art initiée et développée par Fabrice Gallis et qui concentre depuis 2011 la plupart de ses propositions.
Le Laboratoire des Hypothèses s'est développé dans la continuité d'une commande pour l'espace public de la Ville de Rezé (44) par l'association ON-TIME, qui consistait à installer une sculpture sur un champ de fouille archéologique. Ce projet de sculpture a ouvert un champ d'investigation de la mémoire qui, mué en objet dérivant, a embarqué la recherche archéologique à bord de son objet même.

ÎLES est une forme artistique qui propose d'explorer les territoires oubliés de la rade de Cherbourg. Cette forme accueille une base de recherche, appréhende performativement le paysage, tout d'abord en y mettant le pied, puis en y énonçant des principes de construction mis en œuvre en temps-réel dans le milieu.
Les réalisations éphémères mais fonctionnelles, constitueront des prototypes démontables à l'échelle 1:1.

ÎLES se situe à cette limite précise entre sculpture et architecture, là où l'énonciation de formes produit de nouveaux espaces.
ÎLES vise à investir une île réelle dans la rade de Cherbourg.

La rade de Cherbourg est la plus grande rade artificielle d'Europe pour certains, du monde, pour d'autres.
Elle est délimitée par une digue de 6 kms flanquée de 6 places fortes construites entre 1784 et 1922, préservées des intrusions par leur caractère insulaire. Cette vaste zone maritime s'étend sur 1500 hectares, soit l'équivalent de la surface urbanisée des 4 communes qui la borde.
Jusqu'ici la digue de Cherbourg n'a été accessible que par de rares visiteurs, militaires ou scientifiques.

L'ambition du Laboratoire des Hypothèses est d'installer sur une de ces îles un base de recherche en art propice à l'expérimentation de formes plastiques dans un contexte soumis aux conditions extrêmes de la mer d'une part et de l'isolement d'autre part.
Cette base pourra arpenter ce patrimoine laissé pour compte et, par des méthodes propres au laboratoire, concevoir des solutions d'occupation et de valorisation jusqu'ici inédites.
La recherche s'appuie sur la construction performative de sculptures qui oscillent entre deux nécessités : habiter et donner à voir. Le laboratoire intervient en milieu ouvert, en constituant son espace d'accueil et d'exposition, au fur et à mesure de l'apparition d'hypothèses plastiques concrètes.

ÎLES propose d'aborder les notions d'autonomie et d'utopie, dans leurs dimensions aussi bien symboliques qu'énergétiques, en expérimentant et interrogeant leur actualité au travers de l'occupation d'espaces isolés.
Est-ce par exemple une utopie d'imaginer qu'un patrimoine peut trouver sa juste place dans la vie culturelle et sociale d'un territoire en utilisant l'art comme moteur de cohésion ?
Des artistes, des scientifiques, des ingénieurs et des habitants peuvent-ils travailler ensemble à l'invention de nouveaux usages du monde ?

La recherche est déjà lancée et soutenue par des financements européens de l'EACEA (Education, Audiovisual and Culture Executive Agency) pour les projets collaboratifs (collaborations avec OKNO (Bruxelles), Nadine (Bruxelles), Ecos (Nantes), YOYO (Tchéquie), au sein de la plateforme de recherche ALOTOF, A Laboratory On The Open Field.

(présentation de Fabrice Gallis)


Une partie du laboratoire ÎLES concernera la mise en place de “lieux” d'artistes (ateliers, laboratoires, résidences, etc.), et c'est sur ce point que le PCP pourra être acteur, tout en collaborant avec ALOTOF.




Références :






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Le Fort Chavagnac, dans la rade de Cherbourg.
Construit au milieu du XIXe siècle, le fort de Chavagnac monte la garde sur un îlot, à l’ouest de la rade de Cherbourg. « Trente-sept pièces d’usages divers, deux plate-formes dotées de plusieurs postes de tir installées sur l’ouvrage au cours de la Seconde Guerre mondiale », précise la notice du site Internet de France Domaine. Le bâtiment de pierres et de béton est situé à environ 1,5 km du petit port de Querqueville. Dégradé, il appartient à la Marine nationale mais ne lui est plus d’aucune utilité.
Avant de pouvoir le vendre, au mieux en 2013, il faudra attendre que le ministère de la Défense atteste qu’il est libre de tout explosif ou produits dangereux. Restera ensuite à trouver un acquéreur. Pour quel projet ? Y implanter un « gîte de voile » ? En faire le décor d’une émission de télé, comme Fort Boyard ? Le maire de la commune, Jean-Michel Maghe, s’interroge. « On pourrait imaginer qu’il soit vendu avec le grand fort de Querqueville, sur la terre ferme (lui aussi propriété de la Marine). Mais pour en faire quoi ? Avec de tels sites, ce n’est d’ailleurs pas tant le prix de vente que le coût des aménagements qui pèse. » —— (article Ouest-France, mars 2012, http://www.ouest-france.fr/patrimoine-vendre-tribunal-desaffecte-fort-abandonne-373160 )



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La rade de Cherbourg






Documentation Laboratoire des Hypothèses:

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ASCII

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