PCPILOTE


SITE ARCHIVES DU PROJET PILOTE ET EXPERIMENTAL — JANV 2014 / SEPT 2016 — PHASE 1 DU PCP —

Pôle de Création Partagée → phase 1 pilote → était situé 7 Chemin du Relais → à 44600 Saint-Nazaire → sous l'adresse pcp.saint-nazaire.cc → information
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Présentation du PCP




Le projet pilote et expérimental PCP - janv.2014/sept.2016




Lancé en janvier 2014 comme projet pilote et expérimental initié par Régine Fertillet et Jérôme Joy, avec le support d’Apo33 et l'accompagnement de Snalis, et construit avec tous les artistes qui ont été présents durant la période passée de deux ans et demi entre février 2014 et septembre 2016, le PCP ouvre une phase 2 à partir d’octobre 2016 avec une configuration différente à partir d’octobre 2016 menée par une nouvelle coordination de l’équipe d’Apo33 et un nouvel appel à candidature automne 2016.
Le projet pilote et expérimental archivé sur ce site (janv. 2014 - sept. 2016) a représenté la phase 1 du PCP, appelée PCPilote, et s'arrête au 1er octobre 2016 avec le changement de coordination.
En deux ans et demi près de 30 artistes se sont impliqués dans le projet. Ce site est à présent une archive (jan. 2014 - sept. 2016) du projet pilote et expérimental. Il ne présente pas les activités et le fonctionnement du PCP dans sa phase 2 qui débutera au 1er octobre 2016.

un projet expérimental

L’ouverture du PCP au 7 Chemin du Relais à Saint-Nazaire s’est inscrit dans une démarche expérimentale dans le champ artistique contemporain (envers les pratiques les plus actuelles en art) pour favoriser l’accès à des lieux de création et de production en arts plastiques, dans le cadre d’un usage provisoire et limité dans la durée, avant une nouvelle affectation du bâtiment par le Département.

Le projet initial élu en 2013 par le Département et lancé en janvier 2014 s’est axé sur la question de l’atelier (comme lieu expérimental pour l’artiste) en proposant un fonctionnement très spécifique impliquant tous les artistes présents dans la configuration même du projet et dans un effort de transparence autant au niveau du fonctionnement, du budget du projet, des décisions, que de l’émergence de projets naissant par les rencontres et les dialogues entre les artistes. La dynamique et le succès du projet ont permis de construire de nombreuses relations avec les structures nazairiennes existantes qui ont pris en charge le relais de la diffusion des projets des artistes (le PCP ne monte pas de projets de diffusion et n’accueille pas de public car le bâtiment n’est pas classé ERP - établissement recevant du public).

un projet pilote

Le fonctionnement actuel (jusqu'en septembre 2016) a facilité autant le montage et l'émergence de collaborations artistiques et de projets collectifs (de nombreuses collaborations entre les artistes se sont déroulées sur les deux années et demie passées), que le renforcement des développements des parcours et des productions individuelles. Beaucoup de choses restent encore à améliorer et l’ambition a toujours été de fonctionner dans un réalisme au plus proche de la quotidienneté des artistes.
De même, le projet PCP est apparu comme un lieu-ressources (ateliers, productions, emplois, collaborations avec des structures externes, etc.) et il a permis ainsi à plusieurs des artistes de trouver des opportunités d'exposition, de projets, de vacations, de contrats ou d'emplois, de manière non négligeable. Le PCP a donc aussi un impact économique et social sur le parcours des artistes.

un projet par les artistes

Durant la phase 1, de janvier 2014 à septembre 2016, le projet pilote et expérimental PCP a eu un effet structurant sur le parcours des artistes et dans leurs projections dynamiques dans le panorama du champ artistique (Saint-Nazaire, Département, Région, National, International) à partir de principes simples de responsabilité, d’autonomie, de co-gestion et de prises de décisions collectives et non-hiérarchiques à partir du projet expérimental (et pilote) basé sur la question générale et singulière de l’atelier.
Il a permis aussi et du même fait de dynamiser les liens avec les structures, il est vrai, locales, et ceci est allé d’un intérêt commun puisque une telle structuration et une telle problématique ne pouvaient qu’être actives dans des relations de proximité et de connaissance. Le PCP a eu vocation cette année (et les années précédentes) de porter une attention continue aux vécus des artistes et une bienveillance à leurs parcours individuels au travers des projets collectifs que les artistes eux-mêmes ont proposé, quels que soient leurs parcours, leurs pratiques et leurs objectifs.

octobre 2016 : phase 2 du PCP

Toutes les prévisions ont été arrêtées au mois de juillet 2016 à la suite de la demande de l’association Apo33 de réorganiser la coordination et en conséquence le projet PCP. Le projet PCP est promis à une phase 2 avec une configuration différente comprenant une nouvelle coordination assurée par l'équipe Apo33, phase 2 à venir qui fera alternance avec le projet pilote et expérimental conduit et suivi par la coordination actuelle. Cette coordination menée depuis le début du projet par Régine Fertillet, co-rédactrice du projet élu en fin 2013 par le Département de Loire-Atlantique, sera remplacée au début du mois d'octobre prochain (2016).

Prévu comme un projet-pilote sur l'année 2014 sous un mandat du Département de Loire-Atlantique, le PCP a été reconduit pour une année supplémentaire en 2015, puis reconduit pour deux ans jusqu'en 2017.
Le mandat 2016-2017 est en deux parties,
— la première, janvier-septembre 2016, prolongeant la phase 1 du PCP correspondant au projet pilote et expérimental coordonné par Régine Fertillet (année 2014, année 2015, et demi-année 2016) et archivé sur ce site,
— et la seconde, débutant au 1er octobre 2016, qui est programmée par l'équipe de l'association Apo33 et sous sa coordination directe.

Huit artistes présents au PCP lors de cette phase 1, et six autres (en ateliers ponctuels et hors les murs, et collaborateurs) devront quitter le PCP entre le 30 septembre et le 30 octobre 2016. Nous avons appris également que le projet Potentia, un projet collectif de jardin artistique partagé mené ces deux dernières années par Thomas Bernardi et Wilfried Nail, et qui a nécessité une temporalité longue d'investissement, de projets, de maintenance, etc. (comme tout jardin), a été annulé dans la foulée, et le jardin fonctionnant comme une friche vivante et entretenue, a été tondu.

Pour tout renseignement et information concernant la phase 2 du PCP, merci de contacter l'association Apo33.








Fonctionnement du projet pilote et expérimental PCP - janv.2014/sept.2016




qu'est-ce que le PCP ?

Le PCP, Pôle de Création Partagée de Saint-Nazaire, dans sa phase pilote, a été un collectif d'ateliers d'artistes et un projet de l'association APO33, sous l'égide et dans un bâtiment du Département de Loire-Atlantique :

> un collectif d'ateliers d'artistes ouvert aux pratiques expérimentales et inventives,
les artistes présents au PCP
> un laboratoire artistique, en tant que lieu-partagé, lieu-échanges, lieu-ressources, lieu-connecté, lieu social par la création, tourné et mobilisé vers l'extérieur,
les projets développés au PCP

> et un bâtiment 7 Chemin du Relais à Saint-Nazaire, mis à disposition par le Département de Loire-Atlantique.
le bâtiment 7 Chemin du Relais



Ceci a défini son mandat d'espace d'expérimentation et de projet expérimental, qui a permis :

  • de garantir et d'identifier un espace-projet animé par les artistes,
  • d'être force de propositions de projets, par les dynamiques combinées entre les artistes,
  • tout en étant évalué et suivi (par le Département de Loire-Atlantique, qui a élu le projet général du Pôle de Création Partagée, et par les autres collectivités).

Il a été à la fois un lieu d'hypothèses et de recherche par l'art, par la création artistique et par l'action propre des artistes en atelier.

  • Projet pilote lancé en février 2014 pour une période d'une année, reconduit pour une seconde année en 2015, puis pour deux années supplémentaires, tout en restant mandaté par le service culture du Département de Loire-Atlantique, il a réuni tout au long de cette période entre 10 et 12 artistes professionnels en simultané, dont une majorité de nazairiens, avec des pratiques et des profils différents et complémentaires.

Il a été un projet sans programme pré-conçu : car il est resté co-construit avec les artistes présents dans les ateliers.

  • Les espaces ateliers n'étaient pas loués; chaque artiste contribuait financièrement par des frais modiques de participation aux charges collectives.
  • Les ateliers n'étaient pas attribués, chacun étant libre de s'installer à un endroit ou un autre selon ses besoins et les disponibilités sur place ; de même chacun a pu gérer son temps de présence et la durée de son séjour au PCP.
  • Le PCP ne gérait ni un programme de diffusion (d'expositions, d'événements), ni la promotion individuelle des artistes, ni un programme de résidences.
  • Le règlement intérieur et la convention avec l'association Apo33 étaient rédigés avec les artistes et étaient ajustés chaque année selon les périmètres variables des activités et des projets.

Le PCP n'était pas géré hiérarchiquement, la coordination du projet étant un atelier parmi les autres.

  • Des espaces communs étaient définis en étant concomitants aux espaces ateliers : une salle d'essai (pour tester hors son atelier et pour échanger sur son travail), un espace de réunions (le hall), un espace de réalisation en plein air (le parking), un espace de stockage, un espace machines, une cuisine, etc.
  • Des moments communs étaient aussi proposés : des moments d'échanges et de discussions sur le projet général (réunions), des moments de discussions sur les projets en cours ou sur des propositions individuelles (les jeudis du PCP), des moments d'ateliers en commun, etc.

avec un budget complètement transparent.

  • Avec une subvention annuelle de 18000 euros par le Département de Loire-Atlantique sous la convention couvrant les deux années 2016 et 2017 (pour les années précédentes : la subvention a été de 7500 euros en 2014, 8500 euros en 2015, avec en supplément la prise en charge sur ces deux années d'un contrat aidé CAE-CUI financé par Pôle Emploi), et consacrée intégralement pour le projet PCP, couvrant :

    • un poste de coordination en CDI, sur 26h hebd. : env. 15000 euros (comprenant les charges afférentes : mutuelle, etc.)

    • budget fonctionnement sur place, 100€/mois : 1200 euros

    • charges administratives (Apo33) : 1200 euros

    • charges fixes (Assurance, Internet) : env. 600 euros

    • la somme des charges de consommation (EDF/GDF, Eau) couverte par la somme annuelle des participations au frais par les artistes (50€/mois chacun) (en moyenne 10 artistes par mois : 6000 euros annuels, couvrant par exemple pour l'année 2015, la dépense de 5700 euros de consommation EDF-GDF-eau)

  • nota : les autres dépenses et prises en charge sont couvertes par des recettes et subventions correspondant aux projets concernés et financés (balance annuelle à zéro).

  • nota : les deux premières années d'exercice ont terminé sur un solde positif (plus d'artistes présents et participants que prévus) : + 1750 euros en 2014, +1300 euros en 2015.
    Comme quoi, un projet artistique sait ne pas être dispendieux. Ces soldes ont été réinvestis dans les activités et besoins collectifs sur place (achats de matériels, aides au projet collectif)






pourquoi le PCP ?

  • Parce que l’atelier, c'est-à-dire les espaces et les temps des fabrications et des élaborations, est certainement le lieu le plus expérimental de l’art, le plus fragile et à la fois le plus “réel” de l'art.

    Dessin (ALOTOF), extrait, Dominique Leroy
  • Parce que le PCP existe par l'articulation entre les déplacements les plus récents de l'art — et leurs inscriptions (écarts, attachements, etc.) dans les histoires de l'art, dans les mouvements et trajectoires de l'art du XXème siècle et des siècles précédents —, et les pistes d'un art ou de formes artistiques dégagés des arcanes et des circuits ordinaires, et en cours de développement d'interrogations des relations à la société — des macro-structures aux micro-mouvements que nous discernons. L'atelier est le premier lieu de ces articulations en tant qu'espace de projections, de réalisations, de tentatives et d'expérimentations : c'est-à-dire l'espace de la création artistique.


  • Parce que les analyses et perceptions habituelles de l’art (marché, notoriétés, circuits, prescriptions, expositions, visibilités, etc.) ne suffisent pas aujourd'hui à rendre compte de l’activité de la création artistique — qu'elle soit plastique, musicale, poétique, chorégraphique, théorique, etc. — et des combinaisons et interactions qu'elle déploie entre ces genres, tant le travail d'un artiste aujourd'hui, à la fois, intègre diverses techniques et formes au-delà des principes de la reconnaissance d'un “style” et d'une “signature”, et de l'exclusivité d'une technique et d'un support, combine des questions et obsessions récurrentes avec des diversités de formes et de réalisations, et s'autorise différents statuts d'activité et d'espaces et moments d'intervention et d'apparition.


  • Parce qu’expliquer l’art par ces analyses (libérales et néo-libérales) liées à la visibilité culturelle et à ses succès laisse de côté l’intérêt et l'engagement des artistes à faire de l’art, autant dans ses méthodologies si particulières (la création, l’intuition, l’expérimentation, la conception, etc.), dans ses techniques et les expérimentations de celles-ci, dans ses matérialités et immatérialités, dans ses conceptions et élaborations, etc., que dans les échanges nourris — il n’y aurait pas plus poreux, ouvert et moins isolant et solipsiste que l'activité de création artistique — que cela soit entre les artistes, et entre les artistes et leurs contemporains, leurs environnements (le monde ou les mondes), et nos quotidiens.


  • Il semble important de rendre sa place à l’atelier — d’autant plus sous la forme d'un ensemble collectif d’ateliers qui se co-gère, et non pas une somme arithmétique d'ateliers d'artistes —, c'est-à-dire dans sa condition la plus exposée à l'art : au lieu d'être opaque, invisible, protégé, crypté, à l'écart, génial, etc., il est aussi centrifuge et centripète, étendu, mobile, combinant, “exposé”, improvisé, collectif, débattu, etc.; il est l'espace des débats et des discussions abordables par tout un chacun, à partir d'expériences individuelles et partagées. Et tout cela se déroule dans une condition économique et institutionnelle transparente et sans plus-value : nous sommes tous responsables de la présence de la création artistique dans notre société et de la nécessité (sociale) de cette présence, en lui faisant de la place.
    Sans doute que sans création artistique, notre société serait moins “société”.



qui est actuellement au PCP ?

Espace-atelier, Florelle Pacot











comment demander un espace atelier au PCP ?

Espace-atelier, Yoann Le Claire

Chaque année un appel à candidatures est ouvert pour l'attribution d'ateliers d'une durée d'un an, et tout au long de l'année tout artiste peut demander pour bénéficier d'un espace atelier sur des périodes plus courtes (intitulé atelier variable), pour la réalisation d'un projet ou pour une période de réalisations (sur une ou plusieurs semaines, sur un ou plusieurs mois). Le PCP se veut accueillant pour toute proposition, selon un calendrier de disponibilité des espaces.

Hormis l'attribution des ateliers pour une année qui est évaluée par une commission, les demandes émises au long de l'année en cours (après l'appel à candidatures) ne sont pas soumises à une sélection : c'est l'artiste demandeur qui décide de s'installer ou pas, selon les espaces disponibles, selon ce que demande son projet ou les réalisations qu'il ou elle veut développer en atelier (et les ressources nécessaires pour ceux-ci), et selon comment l'artiste perçoit ce contexte comme bénéfique ou trop perturbant pour son travail. Il ne s'agit ni de cooptation ni de programme sélectif, mais de situation d'expérience de son travail dans un tel contexte.

Le projet a débuté avec des artistes qui ne se connaissaient pas avant de s'y retrouver (le PCP n'est pas fait pour créer un collectif artistique ou d'artistes), et même si les relations cooptées ont pu ensuite faire venir d'autres artistes, cela ne crée pas une communauté fermée ou autocentrée et nombre d'entre eux sont arrivés par relais d'information sur Internet ou par bouche à oreille. Même si la commission recevant les candidatures à la suite de l'appel annuel ne se réunit qu'une fois par an, alors que les arrivées hors commission peuvent être plus nombreuses que les réponses à l'appel à candidatures, c'est l'inverse d'une homogénéité consensuelle qui est remarqué : les pratiques et les parcours sont de plus en plus variés, et les motivations de chacun et chacune sont multiples, à l'image de la création artistique.

Pour les projets subventionnés ou ayant un budget spécifique, il est demandé une contribution forfaitaire un peu plus élevée tout en restant très raisonnable (voir le règlement intérieur : pcp_reglement_de_fonctionnement.pdf). Un dossier et une demande envoyés par courriel permettent aux artistes du PCP (et à la coordination) d'être informés en plus de ceux présents lors de la visite de l'artiste requérant.

L'appel à candidature lancé en fin d'année (novembre ou décembre) et soumis à une commission pilotée par Département de Loire-Atlantique et l'Association Apo33, correspond à l'attribution d'espace atelier d'une année. La commission est bienveillante et n'est pas une autorité de sélection ; elle suit le projet général et ses orientations, et conseille les artistes qui répondent à l'appel à candidature. Elle a le rôle à la fois de conseil scientifique du PCP et d'observation de l'évolution du projet selon les dynamiques lancées par les artistes au PCP.

Le projet veut favoriser la diversité des âges et des situations professionnelles (la plupart précaires et des débuts de parcours), la mixité et la parité, la variété des pratiques (pour soutenir les plus ouvertes, exploratoires et tendues vers l'expérimentation et des formes expérimentales) : photographie, sculpture, peinture, gravure, installation, dessin, performance, vidéo, pratiques sonores, pratiques urbaines, pratiques numériques et électroniques, etc.





quelle hypothèse soulève le PCP ?

Session ALOTOF, juillet 2014

Le PCP est un projet-pilote dans le sens où il part de l'hypothèse suivante : un lieu-collectif d'ateliers d'artistes est plus qu'une addition d'ateliers et d'artistes.
La notion d'atelier, de travail de la création, est au centre du projet PCP. Ainsi la coordination du projet, assurée par Régine Fertillet et conçue comme un atelier parmi les autres, assure l'organisation fluide de l'espace et sa variabilité continuelle selon les activités des artistes présents, organise les liens vers l'extérieur et les collaborations potentielles, enregistre une documentation continue des activités et des productions sur place, et accompagne et soumet à la discussion et aux échanges les projets/dispositifs collectifs qui sont générés au fur et à mesure. La coordination est de l'ordre de la réactivité, du déclenchement et de la facilitation (et non pas de la programmation, de la direction et de la diffusion).
Fonctionnant sur un budget très minimum prenant en charge la création du poste de coordination (contrat aidé), le projet demande de s'appuyer sur une mutualisation au service des artistes qui ainsi s'approprient le projet général et le font évoluer (il n'y a pas de loyer, mais chacun paie des frais de participation de 50€ par mois).
Ce sont les artistes qui font le projet PCP.





comment le PCP est co-construit ?

L'espace bois et machines au PCP

Le principe de co-construction du projet PCP entre les artistes et la coordination APO33 favorise l'émergence de projets communs, d'ateliers collectifs, de partage des espaces et des moyens.
L'ensemble des activités, intra-muros et extra-muros, des propositions et projets, des initiatives individuelles et collectives, ainsi que les initiations par le PCP de dispositifs par des collaborations et partenariats externes, fonctionne sur une cohérence. Celle-ci n'est pas une thématique (l'expérimental par exemple, ou encore l'art contemporain, etc.) ou un programme, mais se loge dans les écarts et les interstices qui font la création, c'est-à-dire de ce qui se passe entre l'atelier et la réalisation, entre la mise en œuvre et la mise en public.

Dans ce sens, et de manière générale, c'est la société qui devient atelier.
Aussi cela engage des manières de faire et d'interroger qui impliquent des économies et des politiques de la fabrication et de la création artistiques au-delà de ce qui semble convenu ou entendu. Le travail de la création déborde les cadres qui désignent l'art (et plus généralement la culture); l'art en tant qu'atelier permanent est faire l'expérience des œuvres, à tout moment, en tout lieu.

Ainsi concrètement dans le fonctionnement quotidien du PCP, il n'y a pas de hiérarchie, le lieu est co-géré, les décisions sont collégiales, le budget du PCP est transparent et discuté, les projets proposés par les artistes et la coordination sont présentés à tous, chacun/e est responsable du projet, etc.









pourquoi le PCP n'est pas un lieu de diffusion ?

Session ALOTOF, juillet 2014

N'étant pas un lieu de diffusion pouvant accueillir le public et étant, comme on l'a vu plus haut, un espace atelier fondé sur les activités de la production et de la création artistiques, le PCP est mobilisé vers l'extérieur et est une ressource de propositions de collaborations avec toutes les structures, principalement nazairiennes. C'est en quelque sorte un lieu de propulsion.

Les initiatives qui naissent au PCP donnent lieu non pas à des programmes de diffusion ou des programmations de circulation des réalisations des artistes, mais à des constructions de dispositifs (appelés “projets communs” ou collectifs) sous le nom du PCP, que les artistes sont amenés à gérer et à animer par eux-mêmes sans que le PCP soit organisateur, diffuseur ou organisme de commissariat :

Dans ces propositions, le PCP apparaît comme un facilitateur d'actions et d'activités pour les artistes, comme un levier à dimension collective et comme une aide à l'organisation pour la communauté artistique, et peut même à l'occasion collaborer et dialoguer avec des projets portés par les artistes et ouverts à d'autres qu'eux-mêmes :

ou bien encore à des projets extérieurs :



pourquoi le PCP n'est ni une agence ni un laboratoire ?

Avant-projets Vitrines lors d'Instants Fertiles, novembre 2014

De même, le PCP facilite tous les liens avec des partenaires ou des structures collaboratrices qui peuvent accueillir des propositions individuelles ou collectives des artistes du PCP (que ceux-ci formulent), voire même qui peuvent proposer des emplois temporaires (médiation, enseignement, intervention, prestation, etc.), ce qui peut aider les situations sociales et financières des artistes.

Sans être une “agence”, ni une structure d'accompagnement et de professionnalisation, le PCP connecte différents secteurs et acteurs autour de la création artistique et cherche la prise en charge individuelle et parfois collective des activités artistiques par les artistes eux-mêmes. Le PCP ne peut pas avoir la mission d'accompagner et de promouvoir les artistes dans leur évolution professionnelle et dans leur parcours; d'autres structures ont ce rôle et assurent un tel encadrement.

Sans être non plus un “incubateur” ou un “laboratoire”, le PCP apparaît comme un espace “outil” et un espace de connexions qui permet aux artistes d'activer des liens, auxquels sans doute ils auraient plus de difficulté à accéder par ailleurs.





pourquoi le PCP s'appuie sur la singularité de la création artistique ?


Espace-atelier, Alyssa Belgaroui, Félix Jutteau, Minhee KimDrapeau, par Mathilde Fenoll

Les situations de la création artistique et des artistes sont, d'un côté, de l'ordre d'une certaine précarité et fragilité (au regard de sa place dans la société), et, d'un autre côté, de l'ordre de la singularité d'actions et de la participation collective, tout en étant très projectives et tournées vers des actions expérimentales de la société. Le projet général de Pôle de Création Partagée étant fondé sur la “notion” d'atelier (espaces d'élaboration, de fabrication, de projets, de réflexion, de débats, d'échanges, de ressources, d'ouverture, d'interrogation, d'inventivité, d'innovation, de création, etc., bref, ou rien ne va de soi), le PCP veut favoriser l'autonomie et la solidarité par la création artistique.
La pratique artistique n'est pas une attitude autocentrée et isolante (un atelier n'est pas un espace clos), bien au contraire, elle est continuellement connectée et ressourcée par tout ce qui l'entoure. En retour, la création artistique modifie les formes, les perceptions, les pratiques et le sens de nos environnements et de nos contextes.





la création porte des ateliers permanents

Espace-atelier, Wilfried Nail

Le PCP est ainsi plus qu'un lieu d'ateliers à proprement dit et est devenu un espace d'où naissent des projets et de dispositifs pour lesquels l'environnement et la vie sont des lieux et des moments d'ateliers continus et permanents.
Le PCP propose en quelque sorte que la ville et le territoire soient “artistiques” et soient des espaces que l'art modifie continûment en coexistence avec toutes les autres actions et activités de la société, du quotidien à l'exceptionnel et vice-versa, de l'action concrète à l'imaginaire, c'est-à-dire ce que chacun porte et modifie dans un espace commun, et ce que ce dernier apporte à nos vies sensibles.

L'organisation singulière du lieu et du projet PCP favorise et sollicite des activités collectives intra-muros participant à la vie des ateliers des artistes. Comme indiqué ci-dessus, ces derniers peuvent inviter dans le lieu d'autres artistes sur des périodes très courtes pour une réalisation particulière (collective) et organiser des ateliers (workshops) ainsi que des soirées pour développer des partages de ressources et d'expériences (soirées vidéo, performances, etc.). De même, en complément des travaux en salle d'essai permettant de tester et de travailler des prototypes d'œuvres et de présentation, des rencontres dans les ateliers des artistes sont organisées : discuter autour d'un travail, ouvrir des débats, etc.





les dispositifs PCP autour de questions communes

Récupération de bâches, par Régis BourListe de workshops au PCP

Dans ce sens, de nombreux projets et dynamiques sont en cours de montage pour cette fin d'année 2014 et pour l'année 2015.
À partir des discussions en atelier et des échanges continuels entre les artistes, émergent des questions et des problèmes qui semblent communs. Ceci permet d'élaborer ensemble des cadres qui prolongent ces questions et qui prennent différentes formes : workshops (ateliers collectifs menés par les artistes), soirées (échanges autour d'une question), présentations de son travail aux autres (en atelier, et en salle d'essai), etc. D'autres cadres deviennent plus actifs et donnent lieu à des activités et des actions : campagnes de récupération (matériaux, ressources), invitations (artistes, autres personnes), propositions de projets pour des collaborations avec des structures et des événements, jusqu'à des dispositifs plus amples qui ouvrent des espaces projets et qui sont portés par le PCP (voir plus bas, les dispositifs/projets du PCP).

  • Les artistes travaillant avec du matériel et des matériaux de toutes sortes, une dynamique de récupération et de recyclage a été mise en place par les contacts avec les entreprises et les structures industrielles, ainsi qu'avec les collectivités territoriales (tout est récupérable et le PCP est ouvert à toute proposition).
  • Au-delà des dons et des récupérations, ce mode d'échanges permet aussi des circulations et des partages de savoir-faire, de techniques et de compétences (entre le monde du travail et les mondes de l'art) : comment l'art travaille-t-il avec tous ?
  • Une collaboration annuelle avec le CCP est prévue pour un travail commun (artistes, travailleurs, industriels, ingénieurs, etc.) sur la question de “projet” comme vecteur du travail et de la fabrication (projet Utopiques 3115).
  • Les pratiques artistiques sont par nature transversales, dans la société mais aussi au-delà des frontières : un programme d'échanges et de structuration est en cours avec des organisations artistiques à Sfax en Tunisie autour de questions très actuelles : la proximité, l'urbanité, la condition féminine, le non-vu etc., (projet Sfax <-> Saint-Nazaire), ainsi qu'à Gafsa (Tunisie) pour accompagner le projet Under The Sand piloté par Wilfried Nail et réunissant plusieurs artistes autour de l'apparition d'un lac dans une région désertique.
  • L'art travaille l'espace et l'occupation temporelle d'espaces : une série d'interventions sera lancée dès le mois de novembre autour d'une réflexion sur les espaces vacants (notamment le projet Vitrines, le projet Infiltrations, le projet Chemin du Relais / Studio Lumières).
  • Au travers du cinéma, la transversalité des pratiques et la collaborations à des récits communs permettent d'investir et de métaphoriser les espaces habités et invisibles du territoire (le projet La Caverne des Métaphores, piloté par Jean-Louis Vincendeau).
  • L'exploration de la performance et de l'écrit dans la création artistique (le projet PTP piloté par Ollivier Moreels).
  • L'espace du jardin comme lieu partagé et pratiqué (le projet Potentia piloté par Wilfried Nail et Thomas Bernardi).
  • Etc.






le mandat du PCP


Conception du projet: Régine Fertillet (PCP / Apo33), Jérôme Joy, Julien Ottavi (Apo33).

Sous l'égide et un mandat du Département de Loire-Atlantique, le PCP Pôle de Création Partagée est un lieu artistique de production et de création et un espace collectif d'ateliers destiné à l'accueil d'artistes.
Il a ouvert ses portes en février 2014 et accueille dans une première phase 6 artistes suite à une commission (22 janvier 2014) pour une durée d'une année. Le PCP accueille aussi sans commission des projets et des propositions d'artistes sur des périodes plus courtes, d'une semaine à plusieurs mois (ateliers variables).

Espace-atelier, Minhee Kim et Alyssa BelgarouiEspace-atelier, Mathilde Fenoll

Répondant au manque d'ateliers et d'espaces de production dans le département (site web de l'AMAC, télécharger l'étude sur les lieux de travail individuels et collectifs des artistes plasticiens, étude menée par l'AMAC 2009/2011), le PCP Pôle de Création Partagée s'inscrit au cœur des dynamiques existantes et prend pour objectif la participation au tissu artistique, social et associatif. Il est ouvert à la candidature d'artistes professionnels ou en début de professionnalisation dans le domaine des arts plastiques dans leurs formes les plus variées et les plus contemporaines.

Le PCP est géré par l'association APO33 qui a été sélectionnée en 2013 sur ce programme et sur cette mission.

Attentif à la situation précaire et complexe des artistes plasticiens dans un contexte économique et social difficile, le Département de Loire-Atlantique souhaite ainsi favoriser la création artistique et accompagner les parcours des artistes.

Le bâtiment du PCP situé 7 Chemin du Relais à Saint-Nazaire est mis à disposition par le Département de Loire-Atlantique et comprend une série d'ateliers individuels et collectifs.




  • La conception du projet PCP :
    En février/mars 2013, l'association Apo33 a proposé à Régine Fertillet et Jérôme Joy, basés à Saint-Nazaire, de formuler un projet répondant à la mission sollicitée par le Département de Loire-Atlantique. Le projet initial d'Apo33 proposait un échange artistique sur l'estuaire : double-lieu Apo33, dispositif inter-départemental et régional pour les artistes émergents et pour la recherche, l'expérimentation et la diffusion, un “espace-lab” dédié et en réseau entre Nantes et Saint-Nazaire et permettant la diffusion des œuvres entre les deux villes, l'accès à des workshops de formation et d'apprentissage, et à des programmations spécifiques.
    Sur cette base, Régine Fertillet et Jérôme Joy ont rédigé un projet ouvrant à l'interdisciplinarité artistique (historicités, perspectives), mettant la création artistique au cœur des débats les plus actuels (vus par le public), ressourçant le local (les dialogues avec les structures et les dynamiques existantes) et l'ouvrant à des réseaux plus larges (un espace-relais), interrogeant les capacités et les potentialités de mobilité et d'adaptabilité des artistes et des pratiques artistiques, et mettant en avant la propriété poreuse et hybride de ce qui est appelé un “atelier” d'artiste (espace d'expérimentation à l'heure des espaces connectés, connectables, portables, mobiles et des réseaux sociaux; ses économies, ses réseaux, ses ressources, ses projections, etc.). D'autre part la singularité locale et la dynamique propre à Saint-Nazaire avec ses espaces et sa situation unique entre mer, fleuve et marais, entre industrie, patrimoine et culture, ouvre des perspectives liées à l'initiative et à l'invention, et par extension, à la création artistique.
    Ce projet a été déposé en 2013 et élu en décembre de la même année par le Département de Loire-Atlantique pour mettre en œuvre le mandat d'un espace collectif d'ateliers. Le projet PCP Pôle de Création Partagée énonçait également la difficulté de dissocier l'espace atelier des dynamiques de diffusion, de recherche et de production, et proposait de réfléchir dans la suite de la mission (cadrée pour une année renouvelable) à quelles formes, quels dispositifs et quels réseaux pourraient émerger, pris en charge et être animés par le PCP dans un second mandat, tout en gardant comme séminale la question de l'atelier comme espace de création permanente et d'interrogation du monde.
    Dans la foulée, en janvier 2014, le poste de coordination du PCP a été créé à partir d'un dispositif du Pôle Emploi (CAE-CUI) et du portage par l'association Apo33, et attribué à Régine Fertillet.





Nota : Ces bilans sont ceux transmis et rédigés par la coordination du PCP. Pour des bilans complets, merci de vous adresser à l'association Apo33.




les missions du PCP



Espace-atelier, Wilfried Nail

La mission principale du PCP/APO33 est l'accueil d'artistes sous la forme d'ateliers et d'espaces de production permanents qui sont mis à leur disposition sur une période d'une année (renouvelable) ou selon des périodes déterminées (plusieurs semaines, plusieurs mois) en tant qu'ateliers variables.



  • Le PCP est :
    • un atelier multiple pluridisciplinaire
    • une plate-forme de création
    • une pépinière de production artistique
    • un pôle accompagnant les artistes du territoire
    • un soutien aux parcours professionnels des artistes
    • un producteur de création dans la société
    • un lieu collectif inédit pour la création



Le PCP souhaite en ce sens favoriser l'accueil d'artistes et particulièrement ceux allocataires du RSA et en situation précaire (à la sortie des études ou au sein de leur parcours individuel) afin d'apporter un support local dans le quotidien de ces artistes (un lieu de travail, un lieu technique, mais aussi un lieu d'échanges et de rencontres).



N'étant pas un lieu de monstration et de diffusion en tant que tel (ce n'est ni un centre d'art, ni un organisme de résidences d'artistes, ni une galerie, etc.), le PCP est

  • un lieu privilégié de production et de création, géré et organisé par les artistes (en atelier, et via l'association APO33);
  • un lieu tourné vers l'extérieur et volontairement orienté vers des collaborations multiples avec les structures, organismes et acteurs présents à Saint-Nazaire (et sur l'axe Saint-Nazaire-Nantes), ainsi que vers des partenariats avec des programmes et projets nationaux et internationaux.

Espace-atelier, Minhee Kim

L'objectif du PCP est de faire rayonner à partir des ateliers d'artistes des collaborations artistiques (de réalisation, de médiation, etc.) avec les structures de la ville et du département afin de soutenir les parcours et les démarches de ces créateurs.

Le PCP ouvre un espace de création, de production et d'invention pour réduire et animer l'écart trop grand laissé vacant et non identifié entre les artistes et les structures.
Du côté des artistes, cet écart produit de l'isolement et des positions vues comme “désajustées”; de l'autre côté, les structures exhibent une grégarité propice à reproduire des normes et une économie qui nous semble opaque.
En effet, la création est dans notre culture un moteur d'activités, d'actions et de pensée(s), tout en étant aussi le socle de nos patrimoines, de l'innovation, de l'éducation, ainsi que de la perception et de la pratique de nos environnements: elle participe à constituer nos “communs”.



Espace-atelier, Dominique Leroy, Jean-François Rolez, Frédéric Bonnet

Toutefois, la création artistique dans son sens le plus large se retrouve paupérisée et soumise à des mécanismes déterminés qui la fragilisent et la rendent invisible, alors que ses caractéristiques sont celles de la mobilité et de l'adaptabilité dans toutes les situations de notre société.
Si la culture est devenue un facteur de consommation et d'organisation de nos temps et de nos espaces, la création artistique, de son côté, a perdu sa place dans la valorisation sociale. Pourtant, par ses activités expérimentales et critiques, elle produit et provient d'une nécessité de considérer la vie comme une suite d'expériences esthétiques qui construit nos quotidiens.
Par la création, il s'agit de mettre en mouvement cette émancipation qui passe par des pratiques de l'incertitude pour se construire individuellement et collectivement.



Le PCP se place à cet endroit pour offrir aux artistes un espace à investir et à explorer, et pour ouvrir à chacun (du quartier, de la ville, du territoire) une vision et une pratique de l'art qui sont un engagement dans le monde. Pour couper court aux logiques des écarts subis et des compartimentages que nous retrouvons partout, tout autant que celles du consensuel, le PCP, projet(s) artistique(s), propose de faire découvrir les chantiers des incertains, des débats et des constructions. Chacun d'entre nous, en tant que dépositaire et bénéficiaire de toute création, peut approcher, s'approprier et réinvestir ces espaces et chantiers. Le PCP est plus qu'un lieu et plus qu'un projet (structurel), il représente une modeste partie de l'espace vital que la création artistique mobilise et dynamise continuellement pour participer et faire participer chacun aux “communs” de notre monde.









le PCP : un lieu-atelier projet



Espace atelier au sous-sol

Le lieu-atelier PCP (7 Chemin du Relais) en tant que projet structurel a l'objectif non seulement d'apporter un support local et individuel dans le quotidien des artistes qui y sont en atelier, mais aussi de proposer un lieu collectif de cohabitation favorable aux échanges et aux rencontres, qui stimule la collaboration et le dialogue entre les créateurs, entre les disciplines, et entre les pratiques, au sein d’un large réseau local et départemental. Le PCP complète le réseau des initiatives déjà existantes sur le territoire, la ville, le département et la région.

Conçu en tant qu'espace de création et d'expérimentation (artistiques, techniques, théoriques, etc.), le lieu-atelier PCP est un projet ouvert aux pratiques libres et inventives. Il représente tout d'abord un lieu et une ressource pour la création artistique, individuelle et collective, dans le bassin de l'estuaire et il participe à l'articulation dynamique entre Saint-Nazaire et Nantes, et leurs périphéries.



Le tableau des messages

Depuis son ouverture, le PCP se construit continuellement. En effet, n'étant pas un programme et une programmation décidés en amont, il propose de dynamiser et de construire une situation somme toute inédite et mise en œuvre par les acteurs même du projet. Puisque ce lieu est géré et organisé par les artistes (en atelier et de l'association APO33), et puisqu'il est aussi destiné à être ouvert, traversé et rayonnant vers le dehors, il évolue de fait, par la présence des artistes et par leurs actions.













Poursuivre la lecture:


les projets collectifs PCP

Les projets menés par le PCP sont des “dispositifs” et des espaces qui s'accrochent ou s'insèrent dans des cadres et des environnements existants et qui sont ouverts pour les artistes et à leur disposition selon leur propre engagement et leurs propres manières de faire. Ces “dispositifs” naissent des discussions au PCP et des nécessités d'être en interlocution avec l'extérieur. Ce ne sont pas à proprement dit des projets “produits” par le PCP.

Congrès #14, L'Art prend L'Air, avec tous les artistes du PCP

Avant-projets Vitrines, Instants Fertiles, Ollivier Moreels, Louise Gros

Préparation du projet Selfilm, Street Session, Ollivier Moreels, Jean-François Rolez, Romain Papion

Potentia, le jardin potager au PCP, Wilfried Nail et Thomas Bernardi






le PCP : descriptif du lieu



Espace atelier avant l'arrivée des artistes

Le PCP comprend :

  • Huit à dix espaces ateliers (individuels et collectifs)
  • un espace d'essai: pour tester ou prototyper une réalisation en grandeur nature, pour accueillir un(e) artiste sur une durée courte, pour réaliser et présenter des collaborations entre artistes, etc,
  • un atelier de fabrication (machines, électronique, stockage, etc.) pouvant accueillir deux à trois artistes en atelier,
  • un espace/coordination PCP / APO33 (coordination du lieu et du projet, Régine Fertillet).
  • un grand espace extérieur (terrain plat d'environ 2000 m²) est disponible pour des réalisations expérimentées en plein air.

Espace atelier avant l'arrivée des artistes



La superficie des espaces disponibles varie entre 10m² et 90m² pour une superficie globale de 422m²; ils sont répartis sur 3 niveaux :

  • sous-sol (plateau partagé de montage et de construction (machines, électronique, stockage, etc.), et possibilité de trois ateliers “volume”) : une grande pièce carrelée 82,5m², avec une hauteur de 2,5 m.
  • rez-de-chaussée : trois pièces de 18,75 à 24,5 m² (dont une pour la coordination PCP/Apo33) et une pièce de 42,7m² (espace collectif, galerie d'essai), avec une hauteur de 2,75 m.
  • premier étage : cinq pièces de 15m², 18,4m² et 24,5m², avec une hauteur de 2,5 m.

Espace atelier au sous-sol avant l'arrivée des artistes



Les ateliers sont équipés d’électricité et de chauffage. Des points d'eau sont accessibles. L'accès au réseau Internet est fourni par APO33 et à disposition dans chaque atelier et un “espace” serveur construit par Snalis est également disponible pour les projets et les productions ayant besoin d'une articulation avec les réseaux électroniques ou d'une hybridation entre espaces physiques et espaces électroniques (dans le sens d'un espace-atelier “numérique”).





L'espace parking à l'arrière du PCP

L'accès au centre ville (base sous-marine et port) peut se faire en transport collectif (arrêt de bus à 100m, “Calmette”, lignes U4 et S/D) ou en vélo. Le bâtiment est situé près de l'ancien hôpital (1964) aujourd'hui désaffecté, et à 1km du Conservatoire de musique, de la Soucoupe (salle omnisports, 1970), du Parc Paysager (avec sa prairie de 13 000 m² et du centre commercial SuperU, rue Gutenberg). Il est situé également juste à côté du château d'eau du Moulin du Pé, à l'architecture originale (1954) en forme d' “arc de triomphe” avec ses deux tours, et doté en tant que monument classé du label “Patrimoine du XXe siècle” (au même titre que la base sous-marine, la Soucoupe, et l'Hôtel de Ville de Saint-Nazaire). Le bâtiment du PCP était dédié antérieurement à des bureaux administratifs de la DDE (Direction Départementale de l'Équipement).




le bâtiment du PCP 7 chemin du Relais Le château d'eau du Moulin du Pé L'ancien hôpital de Saint-Nazaire La Soucoupe La base sous-marine et le port






le fonctionnement du PCP



Un règlement intérieur est établi par l'association et les artistes (lors de la première promotion accueillie).


Chaque artiste doit être assuré(e) pour sa responsabilité civile et paie une participation mensuelle (50€) qui permet de couvrir les frais généraux de consommation (électricité, gaz, eau, internet). Un contrat entre l'association APO33 et chaque artiste est signé en début de séjour.




Salle d'essai, Lionel Houée

Le bâtiment est sécurisé (porte d'entrée) et les ateliers sont sous la responsabilité des artistes et de l'association APO33. Les espaces intérieurs ne disposent d'aucune clé (il ne s'agit pas d'ateliers privatifs et de locations d'espaces au m2). Le planning d'ouverture et la gestion de l'occupation du lieu sont régis par l'association en accord avec le règlement intérieur.

De manière générale, le lieu ne peut être un lieu d'exposition et de diffusion en tant que tel. Toutefois il peut recevoir des réunions et des rendez-vous professionnels (nécessaires pour la connaissance et la diffusion des projets des artistes), ainsi que recevoir du public dans un cadre limité.







Salle d'essai, Mathilde Fenoll, Céline Drouin





Afin de créer un espace d'accueil et de travail pour et avec les artistes, plusieurs préconisations sont proposées :

  • Le projet du PCP incite à une prise en charge collective du lieu sous la responsabilité et à l'initiative de l'association APO33 et des artistes ; cette responsabilité sera d'autant plus effective si elle est accompagnée de projets collectifs entre les artistes. Il s'agit de créer un lieu chaleureux et convivial dans le quotidien de ces artistes (un lieu de travail, mais aussi un lieu d'échanges et de rencontres).
  • Chaque artiste doit dans l'année de son séjour réaliser “hors les murs” : une présentation publique de son travail, ou une action éducative, sociale ou tout autre proposition (liée à une présentation ou une intervention publique), en collaboration avec une structure de Saint-Nazaire. Le PCP sert de support logistique et artistique pour le montage de ces collaborations et de conventionnements spécifiques (via l'association APO33).

Les midis au PCP

  • Le projet du PCP favorise la “mixité” (âges, sexes, pratiques artistiques, expérimentés ou pas, etc.) avec une attention portée aux jeunes artistes et allocataires du RSA en situation précaire (à la sortie des études ou au sein de leur parcours individuel).
  • Le PCP est un lieu/ressources mutualisé et partagé, à partir des connaissances, savoirs et recherches de chacun, aussi bien artistiques, professionnelles, administratives (mise en commun de contacts, réseaux, lieux professionnels, résidences artistes, formations, et aides personnelles et pratiques). Le PCP propose également de mutualiser et de partager les équipements et outils personnels.
  • Une mission de documentation est menée par le PCP à partir des documents individuels et collectifs liés aux activités dans le lieu (documenter les projets – photos, vidéos, site internet, etc. –, et permettre ou relayer la visibilité de chaque artiste hors les murs). Pour ce faire, le PCP anime le “site” internet http://pcp.saint-nazaire.cc/ dédié à ces activités et à destination d'un public (documentation, archivage, etc.) afin de pouvoir suivre et informer sur l'expérience menée.


Session ALOTOF, soirée vidéo, juillet 2014

  • le PCP favorise une sensibilisation à l'environnement nazairien (urbain, industriel, portuaire, fluvial, social, économique, etc.) en mettant l'accent sur les identités spécifiques, passées et présentes de la ville. Ces connaissances, explorations et observations des contextes par les pratiques artistiques permettront de favoriser les échanges (professionnels) en relation avec un tissu associatif, structurel et économique.
  • Le PCP est aussi un environnement d'accompagnement des artistes dans leur parcours : préparer la sortie à la suite d'un séjour atelier d'une année en relayant sur des réseaux existants(locaux, départementaux, régionaux, nationaux et internationaux) de diffusion, d'aide à la production, de résidence artistique, etc.; anticiper de nouveaux espaces de travail, propulser un projet en cours ou en préparation développé par le collectif; favoriser les initiatives de création et de participation sur le territoire; etc.






la logistique du PCP



L'initiative et l'ouverture du PCP a été possible par la création d'un poste porté par l'association APO33 et le Pôle Emploi à partir d'un dispositif CAE-CUI: la coordination du projet PCP attribuée à Régine Fertillet, membre d'APO33. Pour ce faire le Département de Loire-Atlantique outre le prêt grâcieux du bâtiment attribue une subvention exceptionnelle d'un montant de 7500 euros pour couvrir les charges URSSAF de ce poste, les charges administratives de l'association APO33 (l'abonnement annuel de l'accès Internet, l'assurance du lieu, le temps assuré pour la comptabilité), les charges de consommation pour le montage du projet sur les premiers mois de l'installation ne comprenant pas le nombre nécessaire d'artistes en atelier, et un budget minimum du quotidien (100€/mois). L'ensemble du budget et du fonctionnement est transparent pour les artistes du PCP.
Le PCP ne bénéficie d'aucune subvention de fonctionnement et d'acquisition de matériel, ce qui induit une activité continuelle de récupération et de recyclage pour les matériaux, et de partage des outils et des matériels entre les artistes.
Ainsi les 50€ mensuels demandés à chaque artiste ne correspondent pas à un loyer et à l'accès à des m2, mais à la participation aux charges annuelles de consommation de l'ensemble du bâtiment et des activités (eau, gaz, électricité). Ainsi, aussi, le PCP n'est pas une agence, ni un lieu de résidences, ni un lieu gérant des services pour les artistes. L'association APO33, tout comme l'association Snalis, participent au projet et ne le “gèrent” pas en tant que tel.
En 2015, la subvention du Département a été augmentée de 7500 à 8500 euros annuels. Dans le cadre de la convention biennale 2016/2017, le poste de coordination a été pris en charge dans la subvention sous la forme d'un contrat CDI de 26 heures hebdomadaires, porté par l'association Apo33. En conséquence, la subvention du Département en 2016 s'élève à 18000 euros.

La question de l'utilité des portes

Chaque artiste au PCP est responsable du lieu et du projet et y est engagé(e): les ateliers ne sont pas privatifs, les ateliers ne ferment pas à clé (pour certains les portes ont été enlevées), et chacun a un double de la seule clé (celle de l'entrée du bâtiment).

Coordinatrice du PCP, Régine Fertillet est résidente de Saint-Nazaire et professionnelle de la médiation artistique et de la formation d'adultes (voir en bas de page).






l'attribution d'ateliers



Chaque année le PCP sélectionne des artistes répondant à l'appel à candidature en fonction des ateliers disponibles. L'appel à candidature est public et est publié conjointement par le Département de Loire-Atlantique et l'association APO33.

Dans l'espace atelier, Wilfried Nail



Toutefois, depuis son ouverture en février 2014, le collectif a décidé d'ouvrir l'accueil de manières multiples :

  • étudier toute candidature spontanée pour des demandes sur des périodes inférieures à une année (d'une semaine à plusieurs mois) selon les espaces disponibles et avec une participation de 50€ qu'elle que soit la durée du séjour;

  • favoriser des binômes et polynômes de collaboration entre les artistes présents au PCP et d'autres artistes, ainsi que des partenariats avec des structures (associations, etc.);

  • être un lieu d'accueil pour des programmes externes (notamment portés par les associations de Saint-Nazaire, mais aussi des projets régionaux, nationaux et internationaux) liés à la création artistique et pouvant entrer en cohérence avec le projet du PCP, et répondant aux conditions de fonctionnement du projet (durée de séjour, disponibilité d'espaces, frais de participation, etc.);

  • favoriser les collaborations des artistes du PCP à des programmes liés à des financements externes et à des programmes portés par des structures, etc.;

  • favoriser des rencontres (et des débats) en sollicitant des artistes et autres personnalités pour faire des présentations au PCP ;

  • après plusieurs ajustements depuis l'ouverture du PCP, ce qui est bien normal pour un projet “co-géré” avec les artistes, et en adoptant une commission annuelle pilotée par le Département de Loire-Atlantique pour l'attribution d'ateliers pour une année, il apparaît que le collectif des artistes ne peut être un “jury” décidant des nouvelles arrivées pour des durées variables. Ce n'est pas son rôle et cela serait donner une autorité qui n'est pas la sienne. Ainsi, depuis le mois d'avril 2014, toute demande est reçue sur la base d'une proposition énoncée en regard du projet général (décrite sur cette page), et chaque impétrant(e) décide de venir et de participer au projet, selon la disponibilité des espaces et le calendrier/agenda des présences.

  • etc.





Espaces communs, le nettoyageEspace atelier, Yoann Le ClaireEspace atelier, Daniel Delissen Espace atelier, Mathilde Fenoll






l'association APO33



Fondée en 1997, l'association APO33 est une association gérée par des artistes professionnels (artist-run space) basée à Nantes et privilégiant les pratiques intermédia : aux croisements des arts expérimentaux (plastiques, musicaux), des arts sonores, des arts numériques et des impacts de la créativité sociale et de la réflexion théorique qui l'accompagne. Ces croisements sont aujourd'hui au cœur de débats productifs et de centres d'intérêts qui ont trouvé leur place dans les dynamiques de la société : les logiciels libres et l'auto-fabrication collective, la créativité sociale et participative, la présence élargie et écologique de la création dans nos quotidiens (face à l'urbanisation, l'informatisation, les dépendances économiques), etc.

APO33 est un laboratoire artistique, technologique et théorique transdisciplinaire et modulaire qui développe et anime des projets collectifs et participatifs divers alliant recherche, expérimentation, production et intervention dans l’espace social. Il accueille les artistes et participe au développement de l'action artistique sous la forme de collaborations, de situations de création partagée, de rencontres et d'une activité-atelier permanente, de nouvelles formes de productions, d'écritures, de diffusions, de publications et d’approches publiques de la création.

Ces activités conduisent APO33 à travailler sur les effrangements des champs culturels et artistiques dans nos quotidiens et d'explorer les impacts de la création, tout autant que ce qui la génère, ce qui la modifie et ce qui en est transmis, dans notre environnement et dans notre perception. Ceci lui permet d'explorer les passages et les croisements en action qui peuvent s’opérer entre la création et d’autres disciplines, d'autres pratiques, et d'autres savoirs.


APO3 et le PCP
Puisqu'il s'agit de territoires et d'espaces à explorer, à traverser et à “former”, l'ouverture du PCP à Saint-Nazaire et sa gestion par l'association APO33 participent aux actions de l'association à destination des artistes et des publics (tout comme l'association SNALIS / La Maison du Libre ouverte depuis quelques années à Saint-Nazaire par un membre d'APO33). Spécifiquement tourné vers la production artistique et l'accueil d'artistes en ateliers, le PCP est coordonné par Régine Fertillet membre active de l'association APO33 et résidante à Saint-Nazaire.
Coordinatrice du PCP, Régine Fertillet est résidente de Saint-Nazaire et professionnelle de la médiation artistique et de la formation d'adultes (CapcMusée d'Art Contemporain de Bordeaux, ensa Villa Arson Nice, Musée Matisse Nice, Musée Fernand Léger Biot, Fondation Hughes Vence, Espace de l'Art Concret Mouans-Sartoux, etc.).

L'équipe APO33
Julien Ottavi — Jenny Pickett — Romain Papion — Régine Fertillet — Amandine Nehou (administration et comptabilité)




Régine Fertillet, coordination PCP/Apo33, présentation de son parcours:

  • CapcMusée d'Art Contemporain de Bordeaux (1984-1992) - Artbus, service éducatif
  • Médiatrice culturelle et intervenante culturelle : ensa Villa Arson Nice, Musée Matisse Nice, Mamac Nice, DRAC Paca, Fondation Maeght Saint-Paul de Vence, Éducation Nationale
  • Chargée de la création de service éducatif: Fondation Hughes/Château de Villeneuve, Vence
  • Conférencière des musées nationaux: Musée Fernand Léger Biot
  • Médiatrice artistique et culturelle - chargée du secteur scolaire (1996-2010): Espace de l'Art Concret Mouans-Sartoux - Ateliers Pédagogiques - Conception, mise en œuvre et réalisation des programmes et des actions du service éducatif, Création d'outils pédagogiques, Chargée des relations avec l'Éducation Nationale, Responsable de formations d'adultes ((intra-muros, Éducation Nationale, professionnels de la Petite Enfance, Musées de Strasbourg, etc.), Collaboration aux montages de séminaires d'action éducative et de rencontres scientifiques, Formatrice de médiateurs stagiaires, Montage et accompagnement de projets d'artistes en situation éducative.
  • Observatrice, recherche-action, Montréal (2012): MACM Musée d'Art Contemporain de Montréal, Fondation DHC Centre d'Art, Turbine (centre de création, de formation, de recherche et de diffusion de pratiques actuelles en art et en pédagogie).




Jérôme Joy, co-concepteur du projet PCP:

  • Jérôme Joy est un compositeur actif depuis le début des années 1980 sur la scène internationale de la musique expérimentale (électronique, improvisée, instrumentale et musique en réseau). Il enseigne aujourd'hui à l'École Nationale Supérieure d'Art de Bourges, après avoir enseigné à l’ENSA École Nationale Supérieure d'Art Nice Villa Arson (1992-2010) et il a été visiting artist à SAIC Chicago (2001-2005) et en résidence au laboratoire NT2 à l'UQÀM à Montréal. Depuis 2004, il coordonne avec Peter Sinclair le post-diplôme, 3ème cycle et laboratoire de recherche en art audio Locus Sonus (Aix en Provence – Bourges). Il travaille avec de nombreux autres artistes sous différentes formes de projets, performances et concerts (noise, harsh noise, drone) et il compose des œuvres de musique instrumentale expérimentale avec différents musiciens et ensembles. Depuis plus d’une vingtaine d’années, il participe à de nombreux festivals et colloques internationaux et a bénéficié de plusieurs résidences en Europe, en Asie et en Amérique du Nord (Espagne, Allemagne, Égypte, Japon, Hong-Kong, États-Unis, Canada,etc.). Il publie régulièrement des articles dans les revues scientifiques européennes et nord-américaines, et a publié en 2005 le livre LOGS aux éditions è®e à Paris. Il poursuit actuellement un Ph.D. en art audio et musique expérimentale à l’Université Laval Québec (Les Auditoriums Internet - La Musique Étendue pour des Espaces Étirés et en Expansion). Il collabore également au post-diplôme Arts et Créations Sonores (ENSA Bourges). Il fait partie de la communauté art-iviste The Thing à New York (depuis 1997), et a développé de nombreux projets interdisciplinaires entre art et recherche (Agglo 2002-2005, l'e-exposition Lascaux2 1999, etc.).
    http://jeromejoy.org/http://locusonus.org/






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le bâtiment du PCP 7 chemin du Relais