PCPILOTE


SITE ARCHIVES DU PROJET PILOTE ET EXPERIMENTAL — JANV 2014 / SEPT 2016 — PHASE 1 DU PCP —

Pôle de Création Partagée → phase 1 pilote → était situé 7 Chemin du Relais → à 44600 Saint-Nazaire → sous l'adresse pcp.saint-nazaire.cc → information
news l présentation l projets l artistes l jardin l facebook l soutiens l liens l contact      l home l          l apo33.org l snalis.org





Les liens du PCP

Les Imaginaires du PCP

James Reese Europe


C’est par cet homme que le jazz arrive en Europe via Saint-Nazaire puis Nantes. Le 28 février 1918 à Nantes, James Reese Europe au nom prédestiné, lieutenant de l’armée américaine dirige le premier concert de jazz donné devant un public européen.
James Reese Europe chef de file de la musique afro-américaine et en particulier du ragtime à New-York, dirige la première formation noire à pénétrer dans un studio d’enregistrement en 1913 et à se produire sur la scène du Carnegie Hall en 1912.
Militaire et lieutenant, l’un des premiers gradés noir de l’armée américaine, James Reese Europe recrute une soixantaine d’artistes volontaires, qui surnommés plus tard les Harlem Hellfighters incorporent le 369e régiment d’infanterie sous les ordres du général Pershing. Débarqués à Brest en janvier 1918 où les musiciens interprètent une Marseillaise pleine de swing et décapante devant les yeux et les oreilles ébahis des militaires français, le brassband arrive ensuite à Saint-Nazaire où pendant quelques semaines il se produit devant les blessés, les soldats revenus du front ainsi que devant les habitants qui découvrent une musique jamais entendue auparavant.
Il est à noter que ces régiments composés exclusivement d’afro-américains furent totalement intégrés à l’armée française car la mixité entre noirs et blancs était à l’époque prohibée au sein de l’armée américaine qui pratiquait la ségrégation. De plus ces soldats new-yorkais originaires pour la plupart de la Nouvelle Orléans, familiers de la langue française l’assimilèrent plus facilement et s’intégrèrent plus rapidement que les autres soldats américains.
Après cette période d’attente à Saint-Nazaire et de pourparlers entre les autorités françaises et américaines qui veulent les cantonner à des taches subalternes, le régiment part pour le front en passant par Nantes où ils sont accueillis par Paul Bellamy maire de Nantes. Annoncé la veille par un article dans le journal Ouest-Eclair, le premier concert public de jazz en Europe est organisé le 12 février 1918.
L’orchestre joue place Graslin devant un public qu’on peut supposer surpris et qui réagit avec enthousiasme, puis le band poursuivit sa prestation à l’intérieur du théatre pour jouer le programme de pièces musicales prévues, entre oeuvres de leur cru, reprises de musiques existantes et arrangements de chants des ouvriers cotonniers. Le chef d’orchestre, James Reese Europe, et ses musiciens prennent ainsi conscience qu’ils peuvent se produire et jouer en concert devant un public attentif avec leur propre musique comme n’importe quel orchestre blanc.
Fort de son expérience, J. R. Europe souhaitait que les musiciens noirs cultivent leur différence. « Je suis revenu de France plus fermement convaincu que jamais que les noirs devraient écrire de la musique noire. Nous avons notre propre perception raciale, et si nous essayons de copier les blancs nous ferons de mauvaises copies…. Nous avons conquis la France en faisant une musique qui était la nôtre et non une pâle imitation des autres, et si nous devons nous développer en Amérique nous devons nous développer dans cet esprit. » (James Reese Europe, A Negro explains Jazz, extrait).
Le 31 janvier 1919 les Harlem Hellfighters rembarquent à Brest et le 17 février, plus d’un million de New-Yorkais les accueillent triomphalement lors d’un défilé des troupes noires sur la 5ème avenue.
En Octobre 1919 le premier article sur le jazz paraîtra dans La Revue Romande à la rubrique “Nantes Mondain” sous le plume d'Ernest Ansermet.

plus d'info
plus d'info
plus d'info
plus d'info
plus d'info (arrivée des troupes à saint-nazaire)

video: James Reese Europe & the Hellfighters
video: James Resse Europe
video: Déparquement des Américains à Saint-Nazaire video: Embarkation of troops for the US - part1video: part2video: part3









Cipriano Castro


Le 23 avril 1909, Cipriano Castro ex-président du Vénézuela débarque à bord du Versailles dans le port de Saint-Nazaire.
En mai 1899, Cipriano Castro dit le Mégot, el Cabito, descend des Andes avec une armée de montagnards qui fait scandale, môme après les quatorze révolutions que le pays a vues défiler depuis Guzman Blanco. Castro, pillant et taxant tout à loisir, met six mois pour opérer sa marche triomphante. Vers le milieu d'octobre, il est à quelques lieues de Caracas. …
Le « Mégot » s'installe. C'est un métis indien, d'une taille minuscule, d'une laideur étrange, et dont la voix terrible fait merveille dans la dispute. Mais sa bravoure n'est point exemplaire : une secousse de tremblement de terre l'affole et le fait se casser la jambe en fuyant par la fenêtre. Il a besoin d'un vaillant ami : il tire de prison le « général » Hernandez, l'Infirme, et Mocho, et lui donne le ministère le plus productif, les Travaux publics. …
Il est allé en Europe armer un mystérieux corsaire, le Ban Bigh, qui, suivant les longitudes, change de nationalité et qui, parti de Saint-Nazaire sous pavillon belge ou danois, arrive dans la mer des Antilles sous pavillon anglais ou colombien. La révolution est proclamée sur toute la côte vénézuélienne et dans l'Orénoque. La capitale de la Trinité anglaise, Port of Spain, devient le refuge et l'appui de Matos. — (Source)

plus d'info
plus d'info
TV INA Armand Gatti 22 août 1982









Buffalo Bill


De 1883 à 1912 « Buffalo Bill » organise un spectacle populaire le : « BUFFALO BILL’S WILD WEST SHOW ». Il y retrace la guerre entre « l’homme blanc » et les « peaux rouges ». Aux Etats-Unis et au Canada « SITTING BULL » en personne, participe aux spectacles qui ravissent les foules locales. Le chef Indien ne sera pas autorisé à venir en Europe. CODY a beaucoup d’estime pour les « Indiens ». La guerre finie, il sera un farouche défenseur de la cause des ennemis d’hier… En 1883, avec l’aide d’un dentiste du NEBRASKA, le sieur W.F. CODY monte le « BUFFALO BILL’S WILD WEST SHOW ». D’abord présenté en Amérique du Nord le spectacle débarque en Europe. Il y a eu plusieurs cirques « Buffalo Bill ». Le « vrai Buffalo Bill » du Colonel CODY n’était pas un cirque mais un « side show » genre manège équestre entouré de tribunes couvertes. Ce spectacle est venu deux fois en France. En 1889 ce sont les villes de PARIS – LYON et MARSEILLE qui seront visitées… En 1905, lors de son second passage dans l’hexagone, le spectacle qui retraçait la conquête de l’Ouest Américain a été présenté dans 120 villes Françaises.
En septembre 1905, Buffalo Bill, ses cow-boys et indiens débarquent à Saint-Nazaire: Le Wild West Show. Trappeur, chercheur d'or, chef de train du Pony Express et éclaireur pour l'année américaine, William Cody avait pris le surnom de Buffalo Bill en raison de sa grande passion pour la chasse au bison. Il a monté un vaste spectacle pour raconter aux Européens la grande histoire de l'Ouest américain. En 1873, lors de son 27e anniversaire, il a décidé de créer une troupe afin de mettre en scène ses célèbres aventures. Le spectacle qui s'appelait « Le Wild West Show » a connu un succès énorme dès ses premières représentations aux États-Unis. 16 bateaux traversent l'Atlantique début 1905 avec 800 hommes et 500 chevaux. Les représentations s'enchaînent. Plusieurs villes reçoivent sa visite dans l'ouest : Vannes, Quimper, Saint-Malo, Brest, Rennes et Saint-Nazaire… Près de 8 000 habitants de Saint-Nazaire vont assister aux confins de la rue Villès-Martin aux exhibitions de huit cents cavaliers et comédiens. Les wagons d’une longueur totale de un kilomètre sont Américains. Seuls les fourgons de tête et de queue sont fournis par la Compagnie ferroviaire. Le wagon lit du Colonel CODY est un véritable appartement qui comprend, une cuisine, une salle à manger, une chambre pour les domestiques, une chambre personnelle ainsi qu’un coin toilette. Le débarquement du personnel et du matériel s’effectue entre 7 heures et 9 heures du matin. Les hommes de la troupe procèdent à la mise en place des tentes, à l’installation des écuries, des cuisines, pendant que les indiens installent leurs tepees. En moins de 2 heures tout le matériel du spectacle est amené sur place.
Il arrive le 8 septembre 1905. Huit cents cavaliers réalisent des tableaux qui évoquent la bataille de Little Big Horn, le dernier combat du général Custer. Trois trains spéciaux arrivent en gare de Saint-Nazaire et les ont déposés. Outre ses cavaliers, mais aussi sa ménagerie d'éléphants, Buffalo Bill a rajouté un wagon de phénomènes. On y croise le géant Mauresque, Aaron Moore, un homme de 2, 22 mètres, d'un poids de 108 kg, au « sourire perpétuel », Fred Walters, un homme dont la peau était bleue, Octavia, la charmeuse de serpents, Zelda, la reine du Mystère. En 1905, il y a aussi le professeur Griffin, un avaleur de sabres, le professeur Sackatto avec ses lièvres musiciens. Les acteurs peuvent être soumis aux intempéries. Il n’en est pas de même des spectateurs qui sont abrités par une immense tente rectangulaire. L’ouverture du spectacle est effectuée par l’orchestre des cow-boys. Buffalo Bill se présente lui-même en compagnie de ses cavaliers.
Ce vendredi-là entre 7 h et 9 h, les 50 wagons d'un convoi ferroviaire long d'un kilomètre commence à se vider. Le spectacle doit avoir lieu rue Villès-Martin, en bordure de ville. Des centaines de tentes sont installées et 8 000 sièges destinés aux spectateurs sont montés. Dans cette nouvelle petite ville de toile, c'est l'effervescence. L'électricité provient de trois groupes électrogènes spécifiques. À 14 h, la grande foule des Nazairiens s'installe pour un show qui va durer cinq heures. Une immense tente rectangulaire les protège des intempéries. William Frederick Cody se présente en personne à cheval. Viennent ensuite des charges de cow-boys et d'Indiens. Curieusement des cavaliers cosaques, mexicains et arabes leur succèdent. Buffalo Bill se livre alors à des démonstrations de tir puis commence la grande histoire de la conquête de l'Ouest. Les tableaux sont spectaculaires avec même une reconstitution de la bataille de Little Big Horn et un vrai-faux général Custer. Les Nazairiens, bluffés, assistent pour finir à des exercices de cavalerie par des détachements français, anglais et américains. La performance est grandiose.

plus d'info
plus d'info
plus d'info
Buffalo Bill with his Wild West Show - video1
Buffalo Bill with his Wild West Show - video2
Buffalo Bill with his Wild West Show - video3 (Film Thomas Edison)
video: remake du WIld West Show en 2014













Forges de Trignac-Cardiff


Le charbon gallois alimenta entre 1879 et 1932 les Forges de Trignac. Si les lignes transatlantiques sont à l’origine du développement du port de Saint-Nazaire, c’est bien avec le charbon gallois que le grand port breton allait prospérer durant plus de 70 ans. À l’origine c’est la Compagnie d’Orléans qui en 1860 allait importer le charbon gallois au moment où le port de Cardiff devenait le plus important port charbonnier du monde. La création des hauts fourneaux de Trignac allait fortement stimuler l’activité charbonnière du port nazairien. La révolution des transports à partir de 1850 favorise la création des chantiers navals John Scott, et celle des forges de Trignac.
À leur apogée les Forges consommaient annuellement 400.000 tonnes de « Welsh coal », charbon réputé de très bonne qualité et meilleur marché que le charbon du Nord de la France. Un important travail de mise en perspective de la situation économique, sociale, sociologique et démographique du sud du pays de Galles (Rhondda Valley) et de l’agglomération nazairienne des années 1860 aux années 1930 est en développement. On est frappé par la proximité de ces deux territoires dont les populations ont développé des solidarités communautaires à l’occasion de luttes sociales qui jalonnèrent leur histoire industrielle et économique respective. On retrouve la force de ces solidarités à travers le soutien qu’apporta en 1946 la Ville de Cardiff à son homologue nazairienne sinistrée, et plus près de nous à travers le soutien apporté en 1984 par la population de l’agglomération nazairienne et de la presqu’ile guérandaise aux mineurs gallois en lutte contre la fermeture de leurs puits par le gouvernement Thatcher. Les liens anciens entre ces deux territoires brittoniques sont présentés à travers la toponymie du pays nazairien qui a gardé de nombreux témoignages de la proximité linguistique entre le breton et le gallois. Au Pays de Galles et en Bretagne, on retrouve une forte implication des femmes dans les luttes et aussi dans les institutions naissantes qui vont faire émerger une démocratie locale. Cette forme de matriarcat peut être considérée comme une spécificité celtique. On peut faire là un parallèle avec les luttes ouvrières dans la Basse Loire, à commencer par la fameuse grève de 1894 aux Forges de Trignac.
D'autre part, le rugby né de des Forges rencontre la saga du rugby gallois intimement lié aux mines de charbon qui ont marqué durablement les paysages et les mentalités du sud gallois. Le charbon de Cardiff, d’une grande qualité, faisait tourner forges de Trignac et sucreries nantaises, paquebots et conserveries. Aujourd’hui, on compte 50 jumelages, dont Nantes avec la capitale Cardiff.

plus d'info (pdf)
plus d'info
plus d'info (pdf)
video: forges de Trignac (vues du ciel)




|






|






page précédente ← → page suivante