PCPILOTE


SITE ARCHIVES DU PROJET PILOTE ET EXPERIMENTAL — JANV 2014 / SEPT 2016 — PHASE 1 DU PCP —

Pôle de Création Partagée → phase 1 pilote → était situé 7 Chemin du Relais → à 44600 Saint-Nazaire → sous l'adresse pcp.saint-nazaire.cc → information
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Projets publics

quelles formes publiques sont possibles au PCP ?


Session ALOTOF, circulation par solex, juillet 2014

  • Le mandat du PCP n'est pas d'être un lieu de diffusion, de programmation d'événements et de distribution de services, tels un centre d'art, une galerie, un lieu d'exposition, une agence, etc. Le PCP est un espace d'ateliers et un espace-ressource.
  • Autant les artistes présents au PCP ont l'occasion de tester leurs réalisations dans la salle d'essai au rez-de-chaussée sur une période donnée (et dans les espaces extérieurs, jardin et parking), afin de mettre à l'épreuve à grandeur réelle un prototype d'installation et de monstration, une “démo” d'un dispositif ou d'une action, ou un “work-in-progress” hors destination publique, autant ils peuvent initier des formes accueillantes dans lesquelles un “public” externe peut être convié en nombre limité.
  • Congrès#14 a été un événement exceptionnel pour le PCP dans le cadre de la manifestation départementale L'Art Prend L'Air et a été animé par l'équipe des artistes du PCP comme une étape de la mise en place du projet général et comme une occasion spécifique de productions qui n'est ni la simple ouverture des ateliers au public ni une exposition en tant que telle. Congrès#14, comme son nom l'indique, est un “moment” où chacun et chacune devient expérimentateur et acteur (tout comme le public) d'une présentation. Ce type d'événement ne peut être répliqué en tant que tel, et n'est pas une “exposition” reproductible. Congrès = Chantiers ?
  • De même les artistes peuvent proposer des travaux en cours en collaboration avec d'autres (artistes, etc.) en agissant dans la salle d'essai, dans les espaces extérieurs (parking, jardin) ou encore dans leur propre atelier. Ces projets inédits jouent sur une ponctualité (une semaine, quinze jours, ou en pointillé sur une période plus longue). Ils peuvent donner lieu à une convocation publique pour voir une étape du projet ou pour être acteurs même du projet (dans le cas d'un projet participatif). Les formes peuvent être multiples: atelier ouvert, installation, performance, etc. Bien entendu, les ateliers et ces travaux in progress peuvent donner lieu à des rendez-vous professionnels comme cela est déjà le cas de manière habituelle.

Jean-Guillaume Gallais, dans la salle d'essai, invitation d'Ollivier Moreels, mai 2014

    • À titre d'exemples nous pouvons citer :
      • Ollivier Moreels propose à Jean-Guillaume Gallais de travailler dans la salle d'essai sur une période de 15 jours à partir de fin mai: un travail in-progress au jour le jour en agençant dans l'espace de la salle d'essai une feuille A4 de plomb gravé par J-G Gallais (une feuille de bord maritime), des images photographiques et animées, etc.
      • Yoann Le Claire a l'idée d'inviter un professionnel du bois pour un travail en commun, la salle d'essai devenant un atelier de collaboration.
      • Jean-François Rolez propose la mise en place de petits dispositifs vidéo et webcam à construire en atelier. oeilletes, et de suivre les expérimentations sur la cyber-colonisation du réel dans les espaces enchevêtrés.
      • Wilfried Nail a proposé à Thomas Bernardi (de PiNG) une collaboration sur un jardin potager, collaboration qui a débuté lors de Congrès#14 (depuis, les voisins s'invitent pour faire des dons de graines et de plantes, mais aussi pour donner des conseils). De même Wilfried Nail va proposer à trois artistes d'intervenir dans les espaces extérieurs du PCP (notamment à partir du grand et long mur qui longe le parking, voire sur une des parois de l'ancien hôpital) sur plusieurs périodes à partir de l'été prochain.
      • Régis Bour souhaite inviter Émile, un voisin du PCP, qui s'est spécialisé dans les réparations de Solex, en collaboration avec l'atelier Solex de la Maison de quartier de Méan-Penhoët (où des retraités bénévolement réparent et bichonnent ces vieux cyclomoteurs — voir les notes de bas de page 1) 2) ) et l'initiative SO'lib (location de solex à 7€ la semaine) (jusqu'à l'aventure menée par quatre nazairiens, http://www.solidex.fr/ ) (la Transolexine) (Les amateurs acharnés ont même, pour certains, des modèles rares comme le TriSolex, sorte de triporteur utilisé dans les années 60 aux chantiers navals de Saint-Nazaire, construit par la société SIDES (Le Triporteur solex 3800 fabriqué par la société SIDES à Saint Nazaire, production estimée à 50 exemplaires. Le prix en 1976 était de 2823 fr), ou encore le PliSolex, entièrement démontable et en série limitée, ce qui permettait de le mettre dans le coffre de sa voiture) (http://solexin.free.fr/ ).
      • Régis Bour a commencé également un repérage des murs et lieux publics vides sur Saint-Nazaire en vue d'une cartographie au service d'actions.
      • etc.

La BBB, Dominique Leroy

  • L'échelle et la dimension du PCP permettent d'envisager des dispositifs de travail et d'accueil en commun sous la forme de sessions/ateliers/workshops, c'est-à-dire d'un moment particulier de fabrique, de réflexion, de débat, ou de prospectives en commun. Ces sessions sont destinées à couvrir une question ou une problématique, à la fois, présente dans les espaces d'ateliers PCP, et ouverte et accessible par l'extérieur. Elles rassemblent des ou les artistes du PCP, des professionnels de tous bords, des structures (organisations et associations), et des individus curieux. Ces sessions peuvent se dérouler sur un temps donné (de plusieurs jours à une semaine), dans un espace du PCP (la salle d'essai par exemple) ou dans les espaces extérieurs (sur le parking à l'aide d'une structure couverte, de type barnum, par exemple).
  • Les sessions/ateliers/workshops sont des moments de travail en commun. À chaque fois, lorsqu'il s'agit de problématiques élargies et dépassant la seule pratique artistique, la dynamique de départ est “comment aller plus loin ?” et “qu'est-ce que les pratiques artistiques peuvent apporter à cette question?”; lorsqu'il s'agit d'un atelier de fabrique liée à des outils, des matériaux, etc., la mise en route de transmissions, de découvertes et d'expérimentation est mise en avant.



  • Plusieurs pistes sont déjà évoquées et certaines ont donné lieu à des ateliers sur place au PCP:
    • Cartographies (par Daniel Delissen) — la visualisation cartographique et le potentiel graphique transposé d'un territoire ou d'une parcelle de territoire, peuvent devenir des matériaux spécifiques. Daniel a remarqué que les cartographies dessinent des lignes particulières dans les travaux de chaque artiste au PCP: d'un univers mental, à la traversée des paysages, à la sédimentation liée à la mémoire, etc. jusqu'à découvrir que même le voisin habitant juste à côté du PCP a été géologue, et que les ateliers du service Aménagement du Département de Loire-Atlantique, toujours actifs, sont attenants au PCP.

    • ALOTOF, laboratoire à champ ouvert (par Dominique Leroy) — une session du programme européen ALOTOF dont ECOS fait partie, se tiendra au PCP sur une semaine au mois de juillet. Ce sera l'occasion de tester et d'expérimenter des dispositifs de fabrication ou de jeu liés à l'autonomie, que celle-ci soit économique, écologique, technique, etc.

    • Statuts et actions de l'artiste (par l'équipe) — comment l'artiste négocie dans le contexte de la société? Cette question peut être élaborée et questionnée de différentes manières: l'artiste a-t-il un statut? qu'est-ce qu'un auteur? quel est le statut des productions? (droits, licences, etc.), quelle est son économie? (n° de SIRET, impôts, charges sociales, contrats, etc.)

Session ALOTOF, régie sonore pour installation, juillet 2014

  • Espaces sonores — la perception des espaces sonores contribue aux expériences esthétiques que nous avons dans l'environnement (paysages, immersions, etc.), pourtant ceux-ci ne sont pas visibles d'emblée. Cet atelier pourra rassembler différentes initiatives menées par ECOS, Espaces Enchevêtrés, Locus Sonus, Apo33, etc. et mettra en commun les questions, les pratiques, et les ressources développées par chacun. Il pourra être imaginé un dispositif prototype à l'échelle de Saint-Nazaire, par exemple. Cet atelier pourra se combiner ou se prolonger par un travail en commun avec Fabrice Gallis à propos des Antennes.

  • Les Fabriques quotidiennes — le rapport au travail dans l'expérience quotidienne n'est pas souvent explicitée. L'artiste au travail est dans un registre de production qui peut paraître, ou pas, évident, et qui peut se rapprocher des petites pratiques du quotidien liées au bricolage, à l'apport individuel, aux compétences professionnelles devenant disponibles dans un commun de tous les jours, etc. De même, ces productions du commun innervent notre vie de tous les jours. Jusqu'à parler d'expériences esthétiques proposées par tout un chacun, et vécues de même, dans un prolongement de la phrase de Joseph Beuys: “chacun est artiste”. Les échanges de compétences sont souvent évoqués entre les domaines de pratiques; cet atelier pourra proposer un démarrage à ces échanges?

  • Ressources — comment le PCP est non seulement un espace-ressources mais aussi un lieu qui peut capter et redistribuer des ressources délaissées? Si la récupération est une pratique intégrée depuis longtemps dans l'activité artistique, pour des raisons économiques et financières par exemple, elle peut aussi être vue comme une force de redistribution et de partage.

Espace atelier, Dominique Leroy, Jean-François Rolez

  • Actions éducatives — l'artiste est souvent sollicité pour ou amené vers des actions sociales et éducatives. C'est aussi un moyen financier pour la vie quotidienne. Jusqu'à aujourd'hui, cet espace artistique éducatif a été peu vu comme un espace d'invention et de production. L'initiation d'un tel atelier entre dans la perspective d'aller plus loin au-delà des cadres souvent imposés et proposés (TPE, programmes et projets, etc.). Par la mise en commun des expériences (artistes, enseignants, structures), il s'agira de travailler sur des scénarios et des dispositifs prototypes à imaginer et à pré-configurer “hors-sol”. Les résultats d'un tel atelier peut amener à dégager des propositions qui pourront être mises en œuvre dans des programmes futurs. De même ils pourront donner lieu à une présentation, sous forme de “posters” (comme dans les conférences internationales), c'est-à-dire d'une présentation synthétique (graphique, textuelle, schématique, scénario, etc.), qui pourront être diffusés.

  • Ateliers — plusieurs artistes du PCP souhaitent stimuler d'autres expériences de collectifs d'ateliers d'artistes: Félix Jutteau dans les Deux-Sèvres, Alyssa Belgaroui à côté de Sfax en Tunisie, Kim Minhee à Séoul. L'initiative du PCP peut être un point de départ vers d'autres aventures, et l'équipe est prête à collaborer de différentes manières à celles-ci.



Espace de discussion et de pique-nique devant le PCP

  • Dans ces cadres ou en parallèle de ces cadres, le PCP peut être sollicité par des associations ou des demandes individuelles pour une activité sur place (ou pour participer aux activités évoquées ci-dessus, puisqu'elles sont ouvertes et accessibles). Le PCP préfère énoncer à chaque fois un “oui de principe” aux sollicitations extérieures, car le “non de principe” définissant une exclusion ou des rapports de force, est quelque peu étranger au projet. Ensuite la sollicitation ou le projet demandant à être accueilli doit être “accordé” aux dynamiques du PCP et doit rencontrer les dynamiques présentes et menées par les artistes (et bien entendu correspondre à la dimension et à l'échelle du lieu et du projet, et entrer dans le cadre de la convention et du règlement intérieur). Ainsi un atelier ou une session peut être proposé sur place. La lucidité demandée est de ne pas considérer le lieu du PCP comme un lieu disponible et ouvert à tout type de proposition (possédant des m2 et un grand parking pour faire une réunion ou une manifestation de quelque nature soit-elle) et de plus l'envisager comme un espace de chantiers avec les artistes présents au PCP, et un espace d'engagements inédits qu'il serait difficile de mener par ailleurs.



1) À la fin des années cinquante, les hautes grilles des Chantiers de l'Atlantique libéraient, à l'occasion de départs à la retraite, une excitation inhabituelle. Alors que s'écoulait à la débauche, sur le terre-plein de Penhoët et alentours, le flot pressé des vélos, cyclomoteurs, motocyclettes filant vers Trignac, Herbins, le centre-ville, les bacs de Mindin…, et que s'échauffaient les moteurs des cars ramenant les Briérons sur leurs “îles”, des cohortes compactes d'ouvriers fendaient le courant. Remous et brouhaha de petites troupes fraternelles. Il fallait voir ces cortèges formés au sein des différents ateliers, pour fêter l'un ou plusieurs de leurs compagnons ! Jeune journaliste, j'ai partagé le temps d'une photo et de quelques notes ces instants de camaraderie qui s'exprimaient autour de tables soigneusement dressées dans les cafés, à travers chansons, compliments et remises de cadeaux. Entre hommes. Seule femme invitée : “ma Nazairienne aux grands yeux noirs / cheveux d'ébène qui brillent le soir”. Café de Paris, café des Baléares, Le Chantilly… Je courais à Solex, d'un café et d'un restaurant à l'autre, l'Agfa en bandoulière, faire claquer l'ampoule de flash, dont j'humectais le culot pour mieux déclencher le contact. “Tu prends bien l'orthographe des noms et note aussi les prénoms car en Brière (d'où la moitié des métallos étaient originaires) tout le monde s'appelle pareil : Moyon, Mahé, Vince ou Halgand”, m'avait recommandé en souriant Roger Guillet, le chef de rédaction. — présentation du livre “La retraite en chantant aux Chantiers navals de Saint-Nazaire” par Daniel Garnier.
2) Le Chantilly, la maison de quartier de Méan-Penhoët à Saint-Nazaire, est riche d'un atelier de réparation Solex, ouvert le mercredi et le vendredi de 14h à 18h, 1, rue Emile Combes - 44600 Saint-Nazaire. Si vous êtes adhérent à l'association, vous pouvez venir réparer votre monture et demander de l'aide ou des conseils auprès de la redoutable équipe de mécanos. Un accueil enthousiaste vous sera réservé. Comme tous les ans, la maison de quartier organise une sortie en Solex, la Transolexine. Durant une journée les Solexistes découvrent les petits coins sympathiques de notre région.



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