PCPILOTE


SITE ARCHIVES DU PROJET PILOTE ET EXPERIMENTAL — JANV 2014 / SEPT 2016 — PHASE 1 DU PCP —

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Qu'est-ce qu'un espace atelier au PCP et qu'est-ce que le PCP en tant que collectif d'ateliers ?




retour présentation du PCP







(janvier 2015)



On pourrait penser qu'accueillir de nouveaux artistes au PCP alors que ceux qui y sont déjà ont envie et demandent de poursuivre pour une nouvelle année, peut poser problème, notamment de saturation d'espace et de disponibilité d'ateliers. Il n'y aurait plus assez de place et d'espace au PCP et, ainsi, il faudrait penser à ouvrir de nouveaux lieux, soit à l'initiative d'artistes ou de regroupements d'artistes (les tiers-espaces), soit à l'initiative du PCP pour trouver un nouveau bâtiment. Ce sont des réflexions déjà engagées dans les projets en cours au PCP.

De la même manière, au vu de l'organicité et la souplesse de l'accueil d'artistes sur l'année passée, la question peut se poser de l'importance de la commission de sélection associée à un appel annuel à candidatures, puisqu'il n'y aurait pas forcément d'atelier disponible ou libéré à ce jour. Cette commission pourrait conserver un rôle d'évaluation continue du projet, et moins de “sélection” d'artistes, puisque dès cette première année, en dehors des ateliers attribués pour un an, il a été laissé aux artistes demandeurs de décider par eux-mêmes (il n'y pas de sélection ni de programmation) pour rejoindre et participer à ce projet d'ateliers d'artistes.
Il a été observé également que l'engagement “formel” d'une année, qui justifierait une commission ad-hoc, n'était pas forcément l'ambition des artistes postulants voire même pouvait entrer en contradiction avec les projets menés et la mobilité des artistes qui est parfois inhérente à leurs pratiques et à leurs parcours. La règle d'une année civile de disposition d'un atelier n'a rien à voir a priori avec les dimensions des projets et des réalisations des artistes, ni avec leurs “calendriers” respectifs. Cette règle même si elle semble légitime lorsqu'elle est vue comme un bénéfice (c'est-à-dire que de disposer d'un atelier durant un an est un avantage, quel que soit ce qui s'y passe, pourrait s'y passer, ou ne pas s'y passer), télescoperait l'interrogation même que mène le projet PCP à propos de la “notion”, de la pratique et des états de ce qu'est, propose, devient, et se projète un “atelier”, d'autant plus dans un lieu collectif d'ateliers. Cette interrogation de l'atelier est à l'origine du projet PCP (l'atelier comme lieu et moment propulseurs et expérimentaux de l'art), et les hypothèses proposées dans le projet initial se construisent sur les pistes qui peuvent être suivies et expérimentées à partir de la question posée.

Ceci demande de voir le PCP :

  • non pas comme un lieu instituant
    • un “moment” des réalisations des œuvres avant leur monstration et leur exposition, donc un moment idéal de la formation des œuvres qu'il faut protéger et isoler, et qui “originent” et “forgent” automatiquement des œuvres (l'auteur, l'artiste, étant la seule “autorité” de celles-ci, et le public “imaginé” la seule destination, au travers de dispositifs, culturels ou marchands, identiques pour tous);
    • un espace (en l'occurrence un “espace d'espaces”) fixe et figé comprenant des boîtes (les ateliers) que les artistes emprunteraient, créant une logique : une boîte, un atelier, un artiste, etc.
  • mais comme un projet évolutif, souple et sans frontières, ne délimitant pas entre ce qui est art et ce qui ne le serait pas (cette question est trop complexe et opaque), entre ce qui est le moment de l'art et ce qui ne le serait pas non plus (idem), mais distinguant des expériences, celles esthétiques, artistiques, projectives, non exclusives, etc. à tout moment et en tout lieu, en montrant que ce qui est singulier peut être partagé.

Pour ceci, le lieu et le projet (PCP) sont disponibles et se doivent de continuellement bouger et se moduler, par les artistes qui sont présents.
Il semble que le projet PCP avance par “phases”, correspondantes à des ajustements et des adaptations.

La première année représentant une phase d'observation (projet-pilote) à partir des hypothèses présentées dans le dossier initial du PCP (réflexions sur l'espace atelier, sur l'espace collectif d'ateliers, sur l'imprévisibilité de productions hypothétiques générées par le voisinage d'artistes et d'ateliers), cette observation s'est aussi basée sur une ouverture aux pratiques :

  • il n'allait pas de soi d'a priori sélectionner des pratiques (ou des genres, ou des styles) pour lancer un tel projet, d'où le fait que se sont cotoyées et ont interagi une variété de pratiques différentes et de “postures” différentes sur cette première année.

Bien entendu ceci a permis de “concevoir” le PCP comme un lieu particulièrement accueillant et assez organique pour s'organiser dans les répartitions de pratiques et dans l'ouverture d'activités communes (discussions, débats, espaces communs, etc.), et ceci avec une grande fragilité, insolence et turbulence.
Au lancement du projet, rien n'était acquis, même sur des questions générales qu'il s'agissait d'ouvrir surtout dans le contexte actuel très astringent, intellectuellement et économiquement : qu'est-ce que l'art ? qu'est-ce la place de l'art ? qu'est-ce que l'art peut apporter à ses contextes ? (et non pas l'inverse), etc.

La mise en place d'un tel projet a été et est encore un “atelier” parmi les autres. Il s'agit encore d'expérimenter et d'explorer. En fait, l'ensemble des questions tourne autour de la notion d'atelier comme espace et moment privilégiés, essentiels, énigmatiques, etc. et comme lieu de “solitude”, de décisions, et de “savoir-faire” (?), etc., tout comme elle peut se poser, et elle s'est posée, sur la question de comment faire pour accueillir d'autres artistes. Notre intention est d'ouvrir la notion d'atelier sur celles du partage : non seulement des espaces et des moments, mais aussi des échanges, des débats, des points de vue, des imaginations, etc. avec tous les secteurs de la société et les moments de la vie. Si ce qui naît d'un atelier est génial, ce n'est pas dû au “génie” d'une personne, mais c'est issu d'une ou d'expériences communes, qui font qu'il est en fin de compte aisé de comprendre qu'agir et être en atelier est nécessaire.

De la même manière, on pourrait poser la question à propos de pourquoi le PCP porte et propose des projets de type collectif (comme les projets des Vitrines, du PCT, des Infiltrations, etc.).
Si le PCP est simplement un lieu collectif additif d'ateliers, il faudrait laisser l'initiation de projets au niveau individuel, au sein de chaque atelier, là où ça projète. L'initiation de projets et de propositions collectives ne pourrait être vue que comme une programmation d'activités qui instrumentaliserait les artistes et leurs ateliers, ou comme une animation nécessaire auto-publicisant l'existence de ce lieu en tant que projet (puisqu'un atelier d'artiste n'est pas “public”).

Lancer de tels projets n'est pas le fait de la coordination ou l'association portant le PCP pour se faire plaisir à prendre le rôle de diffuseurs, de prescripteurs et d'organisateurs. Ce point de vue serait une fausse piste, car dans ce cas, la coordination prendrait un rôle curatorial et de promotion des artistes présents à l'agence PCP.
Le développement de projets aurait deux raisons :

  • l'une est celle que la notion et la pratique de “projet(s)” (de manière générale) sont le moteur de l'atelier, et qu'ainsi un espace collectif d'ateliers peut générer, improviser, tester des projets parce qu'il est justement collectif, poreux, non étanche. C'est normal, il s'oriente vers l'extérieur. Un atelier n'est pas un lieu passif c'est un espace qui s'oriente vers son extérieur;
  • la seconde est qu'économiquement le PCP doit proposer des solutions alternatives à l'individualisation compétitive qui s'appuierait sur la capacité individuelle de chaque artiste de pouvoir capter des financements (publics et privés) pour ses productions d'œuvres (et donc signalerait en retour que des artistes ne seraient pas en capacité de le faire ou d'être un fer de lance dans ce domaine). Ainsi des financements pourraient s'orienter vers ces projets dits collectifs plutôt que vers exclusivement des demandes individuelles mises en compétition.

C'est un effet de solidarité qui en sort.

Que le PCP propose des projets à destination des artistes et de la communauté artistique est tout à fait normal, tout comme il est normal que cela interagisse, complète et stimule la proposition de projets par les artistes eux-mêmes (avec les autres). Le PCP a débuté sur la co-construction, il continue dans ce sens. D'autre part, cela permet de percevoir le PCP non pas comme simplement un lieu d'espaces ateliers, ou comme un collectif d'artistes en atelier (ce qu'il n'est pas non plus), mais comme un lieu artistique à disposition des artistes et ouvert à toutes propositions d'artistes (et autres, pourquoi pas).

Ceci montre que la seconde phase du PCP est celle des projets vus comme structuration.
En effet, au vu de la situation économique et culturelle aujourd'hui, il faut envisager de voir et d'activer les choses autrement (tout comme cela a été fait à quasiment tous les niveaux du projet : pas de loyer, pas de demande directe de subventionnements, pas de hiérarchie, pas de sélection des artistes, pas de programmation, etc.).
La structuration du PCP passe par des projets qui viennent des artistes et du projet lui-même (de la coordination par exemple).

Et dans l'avenir, il y aura très certainement d'autres phases du PCP qui pourront questionner, par exemple, l'expérimental, les espaces expérimentaux, les limites des espaces et des actions, etc., et qui permettront d'autres configurations du lieu et d'autres accueils de pratiques et d'artistes. Dans ce sens, il est évident que l'expérimental fonde ce lieu et qu'il aurait semblé logique que le PCP eût désigné en premier lieu dès son lancement que des pratiques expérimentales.
Mais il nous semble que cette question est beaucoup plus large et partagée qu'on le ne pense et qu'il fallait et faut passer par des étapes préliminaires et d'observation pour continuer d'explorer et d'ouvrir ce type de question (cela s'est posé d'emblée sur les interrogations qui nous ont été posées concernant les pratiques amateurs et les pratiques professionnelles, concernant la cooptation et la sélection, etc.). Chacun pourrait sans doute trouver dans le lieu des raisons complètement différentes pour le défendre ou pour le critiquer. L'important est que le PCP permet à chacun de “projeter”.

Pour revenir à aujourd'hui, cette seconde phase commence dès maintenant et le moment de la sélection d'artistes pour cette seconde année pose on l'a vu celle de la disposition et de disponibilité d'espaces dans le lieu. La plupart des artistes présents ont émis le souhait et l'ont motivé pour rester une seconde année ou une partie de cette seconde année. Accueillir de nouveaux artistes poseraient problème. Ah bon ?

L'observation menée sur cette première année montre que le projet s'est reposé sur l'occupation des espaces par les artistes définissant par eux-mêmes ce qu'est un atelier ou “leur” atelier. Chacun a organisé ce qu'il ou elle entend par l'espace d'atelier dont il ou elle a besoin, en relation ou en interaction avec les autres bien entendu.
Ce qui en est sorti est plutôt qu'un atelier est un espace “à soi” qui s'organise et se géométrise selon son activité en cours mais aussi sur sa mémoire et son stockage (d'infos, de documents, de matériaux, d'outils, de réalisations, etc.). Un atelier “occupe” un espace plus ou moins temporellement; et chacun s'occupe de cette organisation qui est personnelle en fonction de ces objectifs ou de ces manières de faire.
On peut imaginer également que les pratiques de volume, de sculpture, de fabrication à base de matériaux (lourds) exigent d'occuper un espace atelier plus grand et plus longtemps. On peut imaginer aussi qu'il est normal que chaque artiste lors de ses aller-retour au PCP entende entrer dans l'atelier dans une configuration identique à celle lorsqu'il l'a quitté la dernière fois. L'expérience de l'atelier concerne aussi la permanence de ses outils, de ses assemblages, etc. Dans ce sens, on pourrait dire que chaque atelier est aussi un espace d'essai (comme l'a été imaginé l'espace commun au rez-de-chaussée : un espace à disposition de tous pour tester des prototypes d'œuvres ou de montages d'œuvres ou encore de monstration de plusieurs œuvres (hors atelier en quelque sorte), mais ici “individualisé”.

Pourtant si l'on regarde attentivement le déroulement sur l'année qui vient de passer, il semblerait que l'occupation des espaces n'a pas été aussi optimisée que cela (si l'on prend la disposition d'un atelier comme un bénéfice non réductible et exceptionnel comparé à la difficulté de disposer d'un atelier, et donc d'espace, en dehors du PCP-. Il y a eu des moments où il aurait été possible d'accueillir d'autres artistes et d'autres projets tout simplement parce que des espaces occupés au PCP étaient momentanément “inoccupés” ou “inanimés”. Cela ne remet absolument pas en cause les artistes (leur régularité de présence, etc.) et il est tout à fait normal que chacun et chacune s'organise sur des rythmes différents (chacun a son rythme et tant mieux), et que de toute manière, la pratique artistique est nécessairement lente même si elle peut être aussi fulgurante.
Par contre cela demanderait de ne pas faire l'économie de réfléchir sur qu'est-ce que le PCP lorsqu'on y est pas ? qu'est-ce que cette image fantôme de l'atelier lorsque je n'y suis pas présent(e)? qu'est-ce que j'occupe comme espace lorsque je ne suis pas en atelier ? Ceci entre dans une réflexion qui est celle en quelque sorte de l'atelier généralisé (l'atelier serait partout et pas simplement sanctuarisé par un espace particulier).
Dans ce sens il serait possible d'“optimiser” l'occupation des espaces et des temps d'atelier dans le bâtiment du PCP, et ceci rejoindrait la notion de “partagée” qui est dans l'intitulé du projet général.

Lorsque l'atelier est vu comme un “espace à soi” (ce qui rejoint la notion de l'atelier “chez soi”), il est à la fois le lieu de “suspension” ou de “fixation” des configurations spatiales qui permet d'y retourner en retrouvant exactement l'état dans lequel on l'a quitté (même si entre-temps des choses se sont passées). C'est en effet un “état”, et il est aussi un “stock”, et dans le sens commun du terme, un lieu du stockage.
Pourquoi ne pas l'imaginer et le supposer autrement ? ce qui rendrait l'espace collectif d'ateliers encore plus dynamique. La chance que la disposition d'espace(s) au PCP ne soit pas basée sur un loyer (ou un achat d'espace) permet d'ouvrir la notion et la pratique d'atelier autrement.

Le PCP n'est pas l'addition d'espaces ateliers privatifs que chacun gérerait indépendamment des autres. On pourrait imaginer que les espaces ateliers restent des espaces ouverts dans lesquels se mobilisent à certains moments des activités et des occupations en correspondance avec leurs dimensions et leurs temporalités, menés par chacun et chacune.
Ces espaces ateliers seraient alors des espaces temporaires et il y aurait une importance de définir d'autres espaces communs : pour le stockage, pour les outils, pour la documentation, etc. Le PCP serait ainsi un espace général, plus grand qu'il semble être, comprenant des ateliers qui se reconfigureraient continuellement.

Bien entendu, la question de garder des configurations (d'œuvres, d'accrochages, de fabrication, etc.) semble être logique dans la pratique quotidienne des artistes, pour ne pas avoir à refaire à chaque fois le montage de ces configurations. En même temps, il semblerait aussi logique de concevoir que défaire et remonter, dans la mesure du possible, fait partie de l'expérience d'atelier. Qu'est-ce qu'un atelier lorsqu'on y est pas ? sinon un atelier pour d'autres, ou tout simplement, le lieu où je suis maintenant (hors de l'espace atelier) est encore un atelier d'une nature différente et dans une activité autre ou complémentaire de celle “isolée” (parce qu'on serait dans un “espace atelier” physique, entre quatre murs).

Cela peut même permettre d'imaginer des dispositifs nouveaux dans les ateliers au PCP : de rangements, mobiles, etc. D'autant plus que n'étant pas un lieu de résidences ni un “studio” professionnel de production, et que la plupart des activités des artistes sont liées à des récupérations de matériels et de matériaux, et à des dispositifs techniques dits “légers”, cette réflexion devrait être engagée dans une cohérence avec les éco-systèmes dont l'exploration est menée dans les différents projets et activités au PCP.

Que les espaces ateliers puissent rester ouverts et reconfigurables semblent être une des particularités du PCP qui seraient à explorer cette année, ceci faciliterait les accueils d'artistes et de projets sur toute l'année (en dehors et en complément de la logistique d'un calendrier commun). Ceci engagerait également la continuité de la réflexion sur ce que c'est un atelier, et d'autant plus, sur ce qu'est un espace collectif d'ateliers.
L'atelier peut ainsi être une forme artistique exploratoire au même titre que les processus de travail et de fabrication, et que, sans doute, la réalisation et la diffusion des œuvres.

Le PCP ne peut pas être seulement qu'une addition d'ateliers individuels figés dans des espaces ni qu'une chambre d'enregistrement des variétés des pratiques artistiques d'aujourd'hui qui demanderaient de disposer d'un espace comme atelier. Le PCP devrait être un espace général d'exploration de ce que les artistes en atelier peuvent apporter, par leur travail, par leurs processus, par leurs œuvres, par leurs débats, etc. aux contextes actuels dans toutes leurs dimensions, car il ne s'agit ni de légitimer des pratiques, des parcours et des œuvres, ni de protéger des démarches individuelles ni de renforcer les dispositifs institutionnels.
En cela, le PCP ferait “atelier” et serait un lieu des possibles, des projets, et de projection (que chacun et chacune peut produire).



Daniel Buren, Affichages Sauvages, 1968 De tous les cadres, enveloppes et limites – généralement non perçus et certainement jamais questionnés – qui enferment et « font » l’œuvre d’art (l’encadrement, la marquise, le socle, le château, l’église, la galerie, le musée, le pouvoir, l’histoire de l’art, l’économie de marché, etc.), il en est un dont on ne parle jamais, que l’on questionne encore moins et qui pourtant, parmi tous ceux qui encerclent et conditionnent l’art, est le tout premier, je veux dire : l’atelier de l’artiste. […] Mettre en question l’un (le musée ou la galerie par exemple) sans toucher à l’autre (l’atelier) c’est – à coup sûr – ne rien questionner du tout. Toute mise en question du système de l’art passera donc inéluctablement par une remise en question de l’atelier comme un lieu unique où le travail se fait, tout comme du musée comme lieu unique où le travail se voit. — Daniel Buren, « Fonction de l’atelier », 1971, in Ecrits vol. 1, Bordeaux, CAPC-Musée d'art contemporain, 1991, pp. 195-205 (extraits)